À Montauban, l’avenir de la Sauvegarde de l’Enfance Haute-Occitanie (SEHOC) reste incertain. Réunis au Conseil départemental de Tarn-et-Garonne, élus, administrateurs judiciaires et représentants de l’association ont examiné plusieurs scénarios pour tenter de sauver cette structure de protection de l’enfance, en redressement judiciaire depuis janvier.
Le dossier de la Sauvegarde de l’Enfance Haute-Occitanie (SEHOC) continue de mobiliser à Montauban. Mardi 12 mai, une nouvelle étape s’est jouée à l’Hôtel du Département de Tarn-et-Garonne, où élus, représentants de l’association et intervenants désignés par le tribunal judiciaire se sont retrouvés autour de la même table pour tenter d’entrevoir une issue à la crise que traverse la structure.
Installée à Montauban, la SEHOC accompagne depuis plusieurs années des mineurs et des familles dans le cadre de missions confiées par l’Aide sociale à l’enfance et la Protection judiciaire de la jeunesse. Mais depuis son placement en redressement judiciaire, le 30 janvier dernier, l’association vit au rythme des audiences, des expertises financières et des négociations avec ses partenaires publics.
En mars, l’ampleur des difficultés avait été officiellement mise sur la table : 5,4 millions d’euros de déficit. Un niveau qui fragilise l’ensemble des établissements gérés par la structure, présente en Tarn-et-Garonne, dans le Tarn, le Lot et le Gers, et qui emploie aujourd’hui 270 salariés.
Trois semaines pour examiner les pistes de sortie
La réunion organisée ce mardi était particulièrement attendue, tant par la direction que par les salariés. Le Département de Tarn-et-Garonne, acteur central dans le financement de plusieurs dispositifs portés par la SEHOC, devait prendre connaissance des différentes hypothèses de redressement élaborées dans le cadre de la procédure. Aucune décision immédiate n’a été arrêtée. Les élus départementaux ont toutefois demandé un délai supplémentaire avant de se prononcer.
Le Conseil départemental précise avoir reçu les représentants mandatés par la justice et ceux de l’association afin « d’établir un point de situation précis et d’examiner les solutions envisageables pour préserver l’activité ». La collectivité indique également qu’elle « se donne trois semaines pour étudier les propositions ».
Devant le Département, la CGT est venue défendre les emplois
Avant le début de la réunion, plusieurs militants et représentants de la CGT s’étaient rassemblés devant l’Hôtel du Département, à Montauban. Leur message : rappeler que derrière les chiffres, ce sont 270 emplois qui restent menacés, ainsi que plusieurs missions d’accompagnement social sur le territoire.
Pendant ce temps, la procédure judiciaire suit son cours. Le tribunal de Montauban a déjà validé la fermeture de deux structures gérées par la SEHOC : le centre éducatif fermé de Saint-Paul-d’Espis, près de Moissac, et le service d’investigations éducatives du Lot, installé à Cahors.
À Montauban comme dans les autres sites de l’association, tous les regards sont désormais tournés vers la fin du mois de mai, date à laquelle le Département pourrait préciser sa position sur l’avenir de la SEHOC.


















