EXCLUSIF. Un drone « de loisir » a paralysé le ciel toulousain mercredi soir, provoquant le déroutement d’un vol vers Montpellier. Une dizaine de pilotes ont connu des difficultés pour se poser sur le tarmac de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Un vaste déploiement policier autour de l’hôpital Larrey n’a pas permis d’identifier le propriétaire. Cet incident rappelle les risques majeurs liés au non-respect des zones de survol interdites.
La police a bouclé les environs de l’hôpital Larrey, dans le secteur de Pech-David à Toulouse, ce mercredi 13 mai 2026. Ce dispositif, remarqué par une partie des habitués du quartier, a fait redouter le pire. Mais les gyrophares n’avaient aucun lien avec une quelconque agression : les forces de l’ordre recherchaient un drone qui a semé la panique dans l’espace aérien haut-garonnais.
Peu après 22 heures, un système de surveillance géré par la Gendarmerie des transports aériens a remarqué la présence d’un drone. L’engin volant a pris la direction de l’hôpital Larrey. Pendant plusieurs minutes, il a multiplié les montées et les descentes dans le ciel, dépassant largement la limite de hauteur autorisée. L’aéronef a contraint un avion à destination de Toulouse à dévier de sa trajectoire, l’atterrissage étant devenu impossible. Le pilote a finalement été contraint de se dérouter vers Montpellier.
Une dizaine d’autres vols, bien que perturbés, sont parvenus à rallier le tarmac de Toulouse-Blagnac grâce à des manœuvres inhabituelles. « Ils ont pris l’itinéraire contraire de celui qui avait été initialement choisi », confie une source de l’aéroport.
Il risque une amende et la confiscation de son matériel
Les recherches de la Police nationale pour identifier le pilote du drone sont restées vaines. Tout laisse à penser qu’il s’agissait d’un amateur, puisque le modèle correspond à ceux qui sont vendus au grand public. Les forces de l’ordre rappellent que les pilotes doivent absolument s’intéresser à la législation. « Les télépilotes sont invités à utiliser la plateforme Clearance pour obtenir les autorisations nécessaires avant tout décollage en zone sensible », martèlent les spécialistes.
Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête, dont les investigations ont été confiées à la Police nationale. Le pilote s’expose désormais à des sanctions pénales, incluant une amende et la confiscation définitive de son matériel.














