Un nouveau foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a été confirmé dans un élevage de canards situé entre Fronton, en Haute-Garonne, et Nohic, dans le Tarn-et-Garonne. Particularité de ce nouveau cas : les animaux avaient tous été vaccinés contre la grippe aviaire.
Dans cette région fortement marquée par la production de canards et de foie gras, chaque nouveau foyer est surveillé de près par l’ensemble de la filière. Les précédentes crises sanitaires ont déjà lourdement affecté de nombreux élevages ces dernières années.
Ce nouveau cas intervient alors que la France est repassée au niveau de risque « modéré » face à l’influenza aviaire depuis fin avril. Malgré cet allègement, les autorités sanitaires maintiennent une vigilance élevée dans les zones d’élevage particulièrement sensibles du Sud-Ouest.
Un nouveau foyer de grippe aviaire malgré la vaccination des animaux
Selon la préfecture de Haute-Garonne, les canards présents dans l’élevage concerné avaient bien été vaccinés conformément à la réglementation actuellement en vigueur.
Les autorités rappellent toutefois que la vaccination ne supprime pas totalement le risque d’infection si le virus pénètre dans un élevage. Elle permet surtout de réduire la circulation virale et de limiter la diffusion du virus entre exploitations. Le foyer a été confirmé le 12 mai 2026. Quelques jours plus tôt, un premier cas avait déjà été détecté à Nohic, le 28 avril dernier, dans cette même zone située au nord de Toulouse.
Des mesures sanitaires renforcées immédiatement
Après la confirmation du foyer, les services de l’État ont immédiatement déclenché les mesures sanitaires prévues par la réglementation. Une opération de dépeuplement des canards présents sur l’exploitation a notamment été menée afin de limiter tout risque de propagation du virus vers d’autres élevages. L’éleveur concerné sera indemnisé face aux pertes subies, précisent les autorités.
Dans le même temps, les zones réglementées de protection et de surveillance ont été réajustées autour du foyer dans un périmètre allant de 3 à 10 kilomètres. Au total, 11 communes sont désormais concernées par ces restrictions sanitaires.
Mouvements interdits et surveillance renforcée
Dans les zones placées sous surveillance, les mouvements de volailles et d’oiseaux captifs sont désormais interdits, sauf dérogation accordée par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP). Les élevages situés dans ces périmètres devront également appliquer des mesures de contrôle renforcées, avec des autocontrôles sanitaires désormais obligatoires.
Les élevages de canards vaccinés présents dans ces zones feront eux aussi l’objet d’une surveillance post-vaccination renforcée.
Une filière toujours sous pression dans le Sud-Ouest
Même si la France est repassée au niveau de risque « modéré » face à l’influenza aviaire depuis le 27 avril 2026, ce nouveau foyer montre que le virus continue de circuler. Le préfet de Haute-Garonne et de la région Occitanie, Pierre-André Durand, appelle les professionnels à maintenir « l’application la plus stricte des mesures de biosécurité » afin d’éviter toute propagation du virus via la faune sauvage ou les activités humaines.
Les particuliers possédant des volailles ou des oiseaux de basse-cour sont également invités à rester vigilants. Dans le Sud-Ouest, où l’élevage de canards et la production de foie gras occupent une place importante, chaque nouveau foyer reste suivi de près par l’ensemble de la filière.
Aucun risque pour les consommateurs
Les autorités sanitaires rappellent enfin que la consommation de viande, de foie gras, d’œufs ou de produits alimentaires issus de volailles ne présente « aucun risque pour la santé humaine ».
Mais à quelques semaines de l’été, ce nouveau foyer détecté près de Toulouse rappelle que la grippe aviaire continue de peser sur les élevages avicoles de la région malgré les campagnes de vaccination mises en place ces derniers mois.
















