L’arrière toulousaine, 21 ans, a été élue « révélation » du dernier Tournoi des Six Nations, une récompense qui n’a étonné personne du côté des « rouge et noir » déjà bien au courant de l’incroyable potentiel de Pauline Barrat.
Ce dernier Tournoi des Six Nations a été l’occasion pour de nombreux supporters des Bleues d’assister à l’éclosion de Pauline Barrat. Élue « révélation » de l’édition 2026, son talent semble être apparu au grand jour, mais cette récompense n’a en revanche étonné personne dans son club. « Ça fait trois ans qu’elle est avec nous, là on parle d’éclosion, mais à Toulouse nous ne sommes pas surpris », confesse son manager Olivier Marin.555 mètres parcourus ballon en main, quinze défenseurs dans le vent et sept franchissements, plus deux essais marqués, lui ont permis de crever l’écran et de pousser sur le banc la Bordelaise Morgane Bourgeois (23 ans, 18 sélections) qui semblait indéboulonnable. « Elle a fait avec les Bleues comme avec nous lors de son arrivée, elle s’est mise de suite au diapason, toutefois on sent qu’elle a fait un vrai travail psychologique afin de prendre du recul par rapport à la grandeur du niveau international », analyse le coach connaissant bien l’état d’esprit de sa joueuse.
« Elle peut paraître nonchalante, mais c’est une façade, car elle est très exigeante envers elle-même et ses coéquipières tout en restant constamment positive », décrit le technicien au sujet de la prometteuse arrière débarquée en 2023.
Genou réparé et caractère bien trempé
Formée à La Rochelle, Pauline Barrat a souvent grillé les étapes. Une précocité qui lui a permis de jouer en Élite 2, avec les Maritimes, dès l’âge de 17 ans, puis d’être suivie de très près par les différents staffs de l’équipe de France U20 et des Bleues. L’ascension d’un talent freiné en 2021 par une rupture d’un ligament croisé du genou, qui n’a visiblement fait que renforcer un caractère bien trempé. « Elle ne se prend pas la tête, comprend vite et sait ce qu’elle veut », assure Olivier Marin, heureux d’avoir pu récupérer une telle joueuse en partie grâce à son ambition professionnelle.« Elle était en Staps à La Rochelle, mais voulait se réorienter en école de journalisme et un établissement pouvait l’accueillir à Toulouse, donc elle n’a pas hésité », explique-t-il. Lecture du terrain, maîtrise sous les ballons hauts, relances tranchantes et dotée d’un bon jeu au pied, Pauline Barrat est une arrière complète. Ses qualités donnent l’impression que « cette révélation » évolue comme une vétérane, et cette capacité à cet âge-là est souvent la marque des plus grandes.Maxime Brossard














