Gabriel Attal a officialisé, ce vendredi, depuis l’Aveyron sa candidature à l’élection présidentielle et son ambition de succéder à Emmanuel Macron, avec qui il est en froid depuis la dissolution.
Lors de son déplacement ce week-end en Aveyron, Gabriel Attal, ex-premier ministre, a officialisé ce vendredi sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Il ambitionne de succéder à Emmanuel Macron, avec qui il est en froid depuis la dissolution de l’Assemblée nationale.
L’ex-Premier ministre a fait son annonce depuis la place du village de Mur-de-Barrez (Aveyron), en conclusion d’un débat « citoyen » organisé par le maire Renaissance Pierre Ignace, avec environ une centaine de participants.
Faire renouer le pays avec « la promesse de l’élévation », « individuelle » et « collective »
« En ayant occupé les plus hautes fonctions de l’État, en ayant voyagé dans le monde, en ayant eu beaucoup de déplacements en France et de rencontres avec les Français, je me suis forgé une conviction, une conviction très forte, c’est qu’on a encore nos plus belles pages à écrire« , a expliqué Gabriel Attal sous un soleil de plomb.
Il a précisé avoir développé l' »ambition » de faire renouer le pays avec « la promesse de l’élévation« , « individuelle » et « collective« . « Et puis je me suis forgé aussi une détermination à agir » pour « apaiser, élever, s’élever, grandir, conquérir, renouer avec un optimisme« , a-t-il ajouté.
Gabriel Attal était déjà en campagne active depuis plusieurs semaines, avec la sortie d’un livre personnel et une série de déplacements, dédicaces et réunions publiques. Il installe un peu plus la compétition interne dans le camp d’Emmanuel Macron. Le président d’Horizons, Édouard Philippe, s’est quant à lui déclaré dès septembre 2024.
Les candidats déjà déclarés et/ou attendus
À un an du scrutin, le candidat du RN, Marine Le Pen ou Jordan Bardella, n’est pas encore connu puisque le sort de la triple candidate à la présidentielle est suspendu à la décision de la cour d’appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens, attendue le 7 juillet.
À gauche, Jean-Luc Mélenchon a d’ores et déjà lancé une quatrième candidature à l’Élysée, tandis que la social-démocratie affiche sa désunion, de François Hollande à Raphaël Glucksmann en passant par Bernard Cazeneuve.
Le choix stratégique de l’Aveyron
Après sa courte expérience à Matignon, ce jeune Premier ministre s’est emparé du groupe macroniste à l’Assemblée, puis du parti, sans réelle concurrence, et cultive son sillon, au risque de perdre des macronistes en cours de route, comme Élisabeth Borne qui s’est récemment retirée des instances dirigeantes.
Le choix du cadre aveyronnais retenu pour officialiser sa candidature ne doit rien au hasard. Le parti Renaissance a toujours été critiqué pour son faible ancrage local et entend prouver son « implantation nouvelle« . Il s’est emparé du chef-lieu du département, Rodez, avec l’élection en mars du député Stéphane Mazars.
« Le jour où on reste enfermé dans des bureaux parisiens, dans des ministères, c’est le jour où la politique s’arrête. Parce que la politique, elle se construit au contact des Français« , a expliqué Gabriel Attal en introduction de son débat avec les habitants, lors duquel il a notamment été interrogé sur l’éducation, l’intelligence artificielle et l’accès aux soins.
Gabriel Attal se déplacera dans le département vendredi et samedi, du viaduc de Millau à Rodez, jusqu’à la transhumance des troupeaux en Aubrac samedi.
Les équipes du candidat entendent « ouvrir un nouveau cycle« , une campagne printanière puis estivale « permanente« , avec de prochains déplacements et prises de position sur le fond. Un grand meeting Renaissance est programmé le 30 mai à Paris, Porte de Versailles.
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