À trois mois des élections sénatoriales, la droite et le centre haut-garonnais lancent officiellement leur campagne sous la bannière “Union, République et Territoires”. Réunis autour des sénateurs sortants Brigitte Micouleau et Pierre Médevielle, les candidats veulent afficher leur unité et leur ancrage local. Une liste marquée notamment par la présence du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc.
À un peu plus de trois mois des élections sénatoriales, la droite et le centre haut-garonnais affichent leur unité. Rassemblés autour des sénateurs sortants Brigitte Micouleau et Pierre Médevielle, les candidats de la liste “Union, République et Territoires” ont officiellement lancé leur campagne pour les élections sénatoriales de septembre prochain, ce vendredi, avec une ambition : parcourir l’ensemble du département pour rencontrer les élus locaux.
« Une liste d’union pour le territoire »
« C’est un esprit collectif qui nous anime, non une addition d’individualités », a insisté Pierre Médevielle en présentant une équipe « équilibrée géographiquement », composée de candidats urbains, ruraux et périurbains. Ces derniers revendiquent une liste mêlant élus expérimentés et novices. « Nous nous connaissons tous depuis de nombreuses années », a poursuivi le sénateur sortant, évoquant « un engagement d’union pour notre territoire de Haute-Garonne ».
Une campagne de terrain tournée vers les maires
La liste veut capitaliser sur la proximité avec les élus municipaux, seuls électeurs du scrutin sénatorial. En Haute-Garonne, le renouvellement important après les Municipales pousse les candidats à commencer la campagne dès maintenant. « Sur les 585 communes, il y a 208 nouveaux maires, c’est-à-dire des personnes qui n’ont jamais exercé un mandat quel qu’il soit. Nous allons aller à leur rencontre. C’est un tiers de renouvellement. Nous sommes au-dessus du niveau national », explique Brigitte Micouleau, également sénatrice sortante.
Cet enjeu est donc important puisque la plupart de ces « nouveaux élus » ne sont majoritairement pas encartés et vont vivre leurs premières élections sénatoriales. L’objectif pour les membres de cette liste d’union est donc d’aller sur le terrain pour se rapprocher des maires fraîchement élus et s’attirer leurs bonnes grâces lors du scrutin.
Un invité surprise de taille
Autre élément marquant : la présence de Jean-Luc Moudenc en cinquième position. Le maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole se présente comme un soutien plus qu’un candidat à l’élection : « Je ne suis pas candidat pour être élu, d’ailleurs je ne suis pas éligible et cela me va très bien », a-t-il affirmé. Il poursuit : « Je suis là pour soutenir mes amis et mettre mon expérience dans la corbeille commune. »
L’élu toulousain défend une vision complémentaire entre métropole et territoires ruraux. « Je crois que la grande ville et la métropole ne doivent pas être recroquevillées sur elles-mêmes », a-t-il expliqué. « Nous essayons de casser ce discours d’opposition entre les territoires. »
Vincent Terrail-Novès prêt à quitter la mairie de Balma
En troisième position sur la liste, le maire de Balma, Vincent Terrail-Novès, pourrait, en cas d’élection, devoir quitter son fauteuil de maire en raison des règles sur le non-cumul des mandats. « Je m’en tiendrai à la loi donc oui, je céderai mon poste si je suis élu sénateur », a-t-il reconnu. Il affirme toutefois ne pas vouloir se projeter trop vite. « Aujourd’hui, je suis candidat. Il faudra travailler et se battre sur le terrain. »












