Le 4 juillet prochain, la concession Harley-Davidson du boulevard d’Atlanta prendra des airs d’enclave américaine. À l’approche du 250e anniversaire de la fête nationale des États-Unis, le club toulousain et ses 200 membres préparent une journée inoubliable d’animations, de country et de partage, témoignant de la vitalité exceptionnelle de cette communauté dans la Ville rose.
À l’approche du 250 e anniversaire de l’Independence Day, le 4 juillet prochain, le Toulouse Chapter France (TCF 31) transformera la concession Harley-Davidson du boulevard d’Atlanta en enclave américaine. « Nous accueillerons des groupes de country autour d’un grand barbecue. Des animations rythmeront la journée, notamment une exposition de véhicules américains », annonce Romaric Nozeran, le directeur du TCF 31.Si une telle fête se prépare dans la Ville rose, « c’est parce que Toulouse fait partie des trois premiers gros clubs français de Harley-Davidson, sachant que chaque club est rattaché à une concession », rappelle Romaric.
» La concession est bien ancrée dans la région »
Aujourd’hui, le TCF 31 compte plus de 200 membres. Comment expliquer un tel engouement dans la Ville rose ? « L’une des explications tient à l’ancrage historique de notre concession, qui rayonne dans toute la région depuis des décennies », précise Françoise Granier, secrétaire du TCF 31 et fidèle du club depuis vingt ans.
Parmi ses membres, « le plus jeune a une trentaine d’années et notre doyen a 82 ans. Il y a un mélange des âges, c’est magique » et la mayonnaise prend bien. Tous trouvent là une nouvelle famille, unie par le goût du roulage, de la fringue », note Romaric.

D’ailleurs, au fond du magasin, le TCF 31 a son bar où se retrouvent les aficionados des Harley tous les samedis après-midi. Tous appartiennent au HOG (Harley Owners Group), autrement dit à l’association des propriétaires de Harley, et partagent une passion commune pour la culture américaine et l’art du « custom ». « La spécificité d’Harley-Davidson, c’est qu’on peut personnaliser sa moto beaucoup plus qu’une autre. Il y a tout un catalogue de pièces qui va autour », explique Laurent Beauvoir (dit Bobo), la moustache frisée et le regard rieur.
« Le biker, ce n’est pas monsieur et madame Tout-le-Monde »
C’est ici aussi que Françoise Granier prend les inscriptions pour les « runs », car l’autre passion des bikers, c’est de rouler ensemble. « Rouler à 80 motos, c’est un autre frisson que de partir tout seul », reconnaît Bobo.

En plus d’être une véritable communauté, les amateurs d’Harley-Davidson partagent un même état d’esprit. « Plus que des motards, on est avant tout des bikers. On a quand même un côté rock’n’roll, cette envie de rouler libre et cool. Le biker, ce n’est pas monsieur et madame Tout-le-Monde », reprend Romaric.
Laurent Beauvoir revendique aussi un côté rebelle. « La semaine, on est en chemise, petites vestes, pantalons, bien habillés. Arrivé le vendredi soir, on adore virer tout ça pour nos blousons de cuir, pour endosser le côté bad boy, même si on est très respectueux des lois, même si on n’est pas des voyous », note-t-il.

Entre bikers, « on se fiche de savoir si vous êtes ingénieur chez Airbus, chef d’entreprise, artisan, chauffeur routier ou autre. La première question qu’on pose, c’est : avec quoi tu roules ? », ajoute à son tour la bikeuse Maria Toustou.
« On a beaucoup de mal à se dire qu’un jour, on pourrait quitter Harley »
En plus du week-end, la famille des bikers reste solidaire en semaine. « La solidarité n’est pas un vain mot : quand l’un de nous déménage, c’est tout le ‘chapter’ qui répond présent », témoigne Laurent Jollivet, responsable de la sécurité lors des sorties.

Quand on roule en Harley, on finit toujours un jour ou l’autre par céder à l’appel des États-Unis, « ça fait partie de quelque chose de grand », confirme Romaric, qui prévoit de partir au mois de juin.
En définitive, comment définir cette passion pour Harley-Davidson ? « C’est des copains, manger des kilomètres, le rock’n’roll, un esprit de fraternité. Il y a vraiment une famille, et avec tout ce qui la compose : les moments de joie, les moments de tristesse, les engueulades, les réconciliations, l’entraide… Quand on vit ça, c’est très fort. Aussi, on a beaucoup de mal à se dire qu’un jour, on pourrait quitter Harley-Davidson pour une autre marque, parce qu’on ne retrouverait ça nulle part ailleurs », conclut Laurent Beauvoir.












