Trois jeunes hommes, dont deux adolescents de 17 ans, ont été rackettés dans la nuit de samedi à dimanche, dans la cité de la Reynerie à Toulouse. Menacés par cinq individus cagoulés, équipés d’une arme de poing et de deux armes automatiques, les victimes ont été contraintes de remettre leurs effets personnels.
Ils étaient nus et choqués, dans la nuit, au milieu des hautes barres d’immeubles austères de la cité de la Reynerie, à Toulouse. Avec un troisième jeune homme majeur, ces deux adolescents de 17 ans auraient été pris pour cible par des individus cagoulés et armés, qui ont pris la fuite avec une Citroën C3 volée. Ils auraient été dépouillés de leurs vêtements et de leurs effets personnels avant d’être abandonnés, dans la nuit de samedi à dimanche.
Selon les premiers éléments de l’enquête, cinq hommes, le visage dissimulé sous des cagoules et des capuches, auraient surgi dans le secteur. Les victimes ont évoqué la présence d’une arme de poing et de deux armes automatiques. Sous cette menace, les trois jeunes hommes auraient été contraints de remettre ce qu’ils avaient sur eux.
Le jeune majeur serait parvenu à prendre la fuite après s’être fait extorquer les clés de sa voiture, une Citroën C3. Les deux mineurs, eux, n’ont pas pu s’échapper. Ils ont été pris en charge puis ramenés au commissariat du Mirail. Les cinq auteurs présumés ont, eux, pris la fuite à bord du véhicule dérobé. Le véhicule était recherché dans les heures qui ont suivi.
Des victimes venues de communes périphériques
Une enquête a été ouverte afin d’identifier les agresseurs et de préciser les circonstances exactes de cette scène. Elle devra notamment s’appuyer sur les témoignages des victimes et l’exploitation d’éventuelles caméras de vidéosurveillance. Les policiers doivent notamment déterminer ce que faisaient les trois jeunes hommes dans ce secteur de la Reynerie, à cette heure de la nuit. D’après les premiers éléments, les victimes ne seraient pas originaires du quartier mais de communes voisines.
À ce stade, aucun élément ne permet d’établir un lien avec une affaire de stupéfiants. Mais cette hypothèse fait partie des vérifications menées par les enquêteurs, dans un secteur régulièrement marqué par les trafics et les tensions qu’ils provoquent. Les premières recherches n’auraient pas mis au jour de profils lourdement connus des services de police parmi les victimes. L’une d’elles serait seulement apparue pour des faits mineurs. Les policiers cherchent à déterminer s’il s’agit d’un guet-apens, d’une mauvaise rencontre ou d’un épisode rattaché, de près ou de loin, à l’économie parallèle du quartier.














