Un an après son lancement dans la métropole de Montpellier, le bustram commence à changer les habitudes de déplacement. Pensé comme une alternative plus rapide et plus confortable à la voiture, ce nouveau transport attire désormais plusieurs milliers de voyageurs par jour entre le centre-ville et l’est montpelliérain.
Il y a encore quelques années, beaucoup d’habitants ne connaissaient même pas le mot « bustram ». Aujourd’hui, ce drôle de véhicule rouge et blanc fait désormais partie du paysage quotidien à Montpellier. Mis en service au printemps 2025, ce transport hybride, situé entre le bus classique et le tramway, commence progressivement à trouver sa place dans les habitudes des voyageurs. Et les chiffres de fréquentation montrent que le pari de la métropole semble, au moins en partie, fonctionner.
Le bustram pensé pour concurrencer la voiture
Le bustram a été imaginé pour répondre à un problème bien connu des habitants de l’Est montpelliérain : les embouteillages quotidiens. L’idée est simple : proposer un transport plus fiable, plus rapide et plus confortable qu’une ligne de bus classique, sans attendre les lourds travaux nécessaires à la création d’un nouveau tramway.
Pour cela, le bustram circule en partie sur des voies aménagées spécialement pour lui afin d’éviter les ralentissements liés à la circulation. Résultat : des trajets plus réguliers, davantage de fréquence et une expérience qui se rapproche du tramway. La ligne A relie notamment le centre de Montpellier aux secteurs du Millénaire et d’Eurêka, deux importantes zones d’activité économique qui concentrent des milliers d’emplois.
Plusieurs milliers d’usagers chaque jour
Un an après sa mise en circulation, le bustram commence visiblement à séduire. Selon les chiffres communiqués par la Métropole, environ 3 000 voyageurs empruntent aujourd’hui la ligne chaque jour. Certaines journées approchent même les 4 000 usagers.
Les périodes de pointe restent particulièrement chargées, notamment le matin entre 7h30 et 9h30 puis en fin d’après-midi. Les stations Place de l’Europe et Notre-Dame de Sablassou figurent parmi les plus fréquentées du parcours. Pour les habitants de l’Est montpelliérain, le bustram devient progressivement une solution alternative à la voiture pour rejoindre le centre-ville ou les zones de bureaux.
Un réseau de transports en pleine transformation
L’arrivée du bustram s’inscrit dans une transformation plus large des mobilités à Montpellier. Ces derniers mois, la métropole a profondément remodelé son réseau de transports avec l’extension du tramway, l’arrivée de la ligne 5 et la réorganisation des lignes de bus. Le bustram profite directement de cette nouvelle organisation.
La collectivité estime d’ailleurs que la fréquentation de cette ligne est désormais supérieure à celle des anciennes lignes de bus qui circulaient auparavant sur le même axe. Le développement des transports gratuits pour les habitants de la métropole contribue également à cette hausse de fréquentation. Depuis la mise en place de la gratuité, le réseau TaM enregistre une augmentation régulière du nombre de voyageurs.
Le parking relais devient stratégique
Autour du bustram, Montpellier mise aussi sur l’intermodalité. Le parking relais Notre-Dame de Sablassou occupe une place importante dans ce dispositif. Le principe est de permettre aux automobilistes de laisser leur véhicule à l’entrée de la métropole avant de poursuivre leur trajet en transport en commun.
Une stratégie devenue centrale dans de nombreuses grandes villes confrontées à la saturation automobile. Pour les élus métropolitains, le bustram doit justement permettre de fluidifier les déplacements sans multiplier les voitures dans le centre-ville.
Le projet ne s’arrêtera pas là
La ligne actuelle pourrait n’être qu’une première étape. La Métropole prévoit déjà de prolonger le bustram A jusqu’à Castries afin de renforcer encore la desserte de l’est montpelliérain. À terme, ce modèle pourrait aussi inspirer d’autres projets de mobilité dans l’agglomération.
Car derrière ce véhicule au look de tramway, Montpellier teste surtout une nouvelle manière de répondre à l’explosion des déplacements urbains. Plus souple qu’un tram, plus performant qu’un bus classique, le bustram pourrait bien devenir l’un des nouveaux symboles des mobilités montpelliéraines dans les prochaines années.












