Plusieurs étudiants de l’Université Toulouse-Jean-Jaurès affirment avoir été rackettés ou agressés aux abords du campus du Mirail. Trois jeunes ont été interpellés le vendredi 29 mai par la police.
Le message a circulé de téléphone en téléphone, dans les groupes d’étudiants, avec une inquiétude sèche. « Salut, faites attention au Mirail. Une amie m’a dit que le soir à la fac il y a un groupe de trois personnes qui rackettent et tabassent des personnes ». À l’université Toulouse-Jean-Jaurès, la rumeur n’était pas qu’une rumeur.
Depuis plusieurs jours, des étudiants expliquaient avoir été approchés, menacés, parfois frappés, avant d’être dépouillés de ce qu’ils avaient sur eux. Pas des butins spectaculaires. Des écouteurs, de petits objets personnels, quelques affaires arrachées dans une logique moins lucrative qu’humiliante. Selon les premiers éléments de l’enquête, certaines agressions auraient même été filmées.
Deux victimes ont déposé plainte après des faits survenus les 20 et 28 mai. Toutes deux décrivent un même mode opératoire : des jeunes hommes qui attendent leurs cibles aux abords de la faculté, puis les isolent ou les bousculent pour les dépouiller. Le 28 mai, l’une des victimes reconnaît les visages de ses agresseurs. Elle signale leur présence au poste de sécurité de l’université.
Un seul reconnu par la victime
L’alerte remonte rapidement jusqu’à la police. Le 29 mai, vers 17 h 45, les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) interviennent à proximité du campus. Trois jeunes sont interpellés. Mais à ce stade, les enquêteurs ne parviennent pas à établir clairement l’implication de chacun. Un seul est formellement reconnu par une victime.
Il s’agit d’un adolescent de 17 ans. Il aurait reconnu les faits, avec une désinvolture glaçante. Devant les enquêteurs, il aurait expliqué avoir agi « pour s’amuser ». Il a été présenté à un juge des enfants et devrait être jugé dans les prochains mois.
Les deux autres jeunes interpellés n’ont pas pu être mis en cause à ce stade. Les investigations se poursuivent pour identifier les autres agresseurs présumés. D’autant que, depuis l’interpellation, d’autres plaintes se sont agrégées au dossier. Les enquêteurs cherchent désormais à savoir si le groupe a multiplié les faits autour du campus et des logements étudiants voisins.













