Dix mois après l’incendie de Ribaute, dans l’Aude, qui a ravagé 17 000 hectares, l’enquête judiciaire franchit une nouvelle étape. Un agent de l’ONF doit être présenté ce jeudi 4 juin 2026 devant les magistrats instructeurs.
L’enquête sur le mégafeu de Ribaute, dans l’Aude, progresse. Un agent de l’Office national des forêts (ONF) est présenté à des juges instructeurs ce jeudi 4 juin au tribunal judiciaire de Montpellier après quarante-huit heures de garde à vue.
Les enquêteurs cherchent à déterminer si le jet d’une cigarette depuis un véhicule de patrouille peut avoir déclenché le sinistre, selon le quotidien Midi Libre. « Toute personne mise en cause bénéficie de la présomption d’innocence », rappelle le parquet de Montpellier.
Trois personnes interrogées
L’individu « a contesté son implication dans ces faits lors de sa garde à vue », indique le procureur de la République de Montpellier dans un communiqué. Après son interrogatoire de première comparution devant les magistrats, ces derniers pourront le mettre en examen, lui attribuer le statut de témoin assisté ou ne pas retenir de charge.
Deux autres agents de l’ONF ont également été placés en garde à vue mardi 2 juin dans le cadre de cette affaire. Après avoir été entendus, ils ont été « remis en liberté hier soir sans charge retenue à ce stade de la procédure », précise le procureur de la République.
Incendie de Ribaute : l’ONF n’est pas impliqué
L’ONF affirme ne pas avoir accès au dossier judiciaire. « L’ONF n’étant pas mis en cause, nous n’avons pas accès au dossier et nous n’avons donc absolument pas connaissance des motifs ayant conduit le procureur à décider d’une telle mesure, ni des faits susceptibles d’être reprochés à nos agents », a indiqué l’établissement à l’AFP.
L’organisme souligne également que les trois agents ont été placés en garde à vue « à titre personnel ».
Une habitante décédée et d’importants dégats
L’incendie s’était déclaré dans l’après-midi du 5 août 2025, le long de la D212, sur la commune de Ribaute. En quelques jours, les flammes avaient parcouru 17 000 hectares de végétation.
Une habitante de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse avait perdu la vie. Une vingtaine de personnes, dont des civils et des sapeurs-pompiers, avaient également été blessées.










