Comme tous les supporters du Stade Toulousain, Didier rêve d’un nouveau quadruplé samedi contre Montpellier en finale de Top 14, au Stade de France. Le collectionneur et historien des Rouge et Noir nous raconte les finales de 1994, 1995, 1996 et 1997, qu’il a vécues au Parc des Princes.
Il y a eu 1994, 1995, 1996 et 1997 avec les Guy Novès, Emile Ntamack, Didier Lacroix… Est-ce qu’il y aura 2023, 2024, 2025 et 2026 avec Antoine Dupont, Thomas Ramos et le fiston, Romain Ntamack ? C’est en tout cas le rêve de tous les supporters et suiveurs du Stade Toulousain , qui peut rééditer l’exploit, samedi 27 juin, en finale de Top 14 contre Montpellier (21h), au Stade de France à Paris. Et parmi eux Didier, collectionneur et archiviste des Rouge et Noir de père en fils. Il était au Parc des Princes pour les finales des années 1990 et en a gardé les billets des matchs, les maillots et les coupures de presse. Il nous raconte.
Dans un gros classeur noir, Didier montre les précieux sésames : « Avant, les billets c’était symbolique, on le prenait, on regardait notre porte, on le remettait dans la poche et on allait boire des coups entre amis. C’était une bonne ambiance ! » En retombant sur celui de la finale contre Bourgoin-Jallieu en 1997, le supporter s’exclame : « Tiens ! Cette finale, on fait 12-6 et il n’y a aucun essai marqué. Tout s’est joué au pied. Et on avait tenu une équipe de Bourgoin très physique. »
La descente des Champs-Elysées en rouge et noir !
Des quatre déplacements à Paris, au Parc des Princes, Didier garde des souvenirs indélébiles. « On ne partait pas en bus, on partait avec des trains, les fameux trains de Matabiau », raconte le passionné. « Le train rouge, le train noir, le train blanc. Chacun avait sa glacière qu’on laissait à la consigne à Austerlitz. Et puis surtout on faisait une promenade, on prenait le métro et on faisait la descente de Champs-Élysées. On était tous en rouge et noir. C’était magnifique ». Après la finale contre Brive en 1996 (20-13), Didier a même la chance de toucher le Brennus : « J’étais en virage bas et ils nous ont apporté le bouclier. C’est la belle récompense ! »
Près de 120 maillots !
Les chiffres de la collection de Didier donnent le tournis : 120 maillots, des Unes de l’Auto, de L’Équipe, de la Dépêche qui remontent au commencement de l’histoire du Stade en 1907. Et parmi toutes ces tuniques, Didier a sa préférée : « J’ai un coup de cœur pour le maillot de 1996. En plus d’être un de ceux du quadruplé, c’est celui du premier doublé championnat-coupe d’Europe de l’histoire du Stade avec une victoire 21-18 contre Cardiff à Cardiff », explique-t-il. Samedi, le Toulousain ne pourra pas être au Stade de France. Il encouragera Antoine Dupont et ses coéquipiers devant sa télé : « Je porterai le maillot « Capitolium » (collaboration et maillot commun entre le Stade Toulousain et le Téfécé , ndlr.). Je ne serai pas en rouge et noir, mais c’est un clin d’œil quoi. Capitole, capitale. »
Il s’attend à un beau combat contre le voisin occitan : « Ça va être musclé ! C’est un derby d’Occitanie, il va falloir assumer. Je pense que l’on va gagner, mais ça va être serré. » Didier n’ose pas se risquer à un pronostic.
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