La canicule entraîne l’arrêt du dernier réacteur en service à la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne). La hausse de la température de la Garonne, utilisée pour le refroidissement, impose cette opération pour le respect des règles environnementales.
La canicule a des conséquences jusque sur la production d’électricité. À Golfech, EDF a procédé à l’arrêt du réacteur n°2 de la centrale nucléaire dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 juin. Il s’agissait de la seule unité encore en fonctionnement sur le site tarn-et-garonnais.
Cette décision est liée à la forte hausse de la température de la Garonne observée ces derniers jours. Selon les prévisions, le fleuve devait atteindre le seuil de 28 °C ce mardi 23 juin, une situation qui impose à l’exploitant de prendre des mesures pour respecter les règles environnementales encadrant l’activité de la centrale.
Installée sur les rives de la Garonne, la centrale utilise l’eau du fleuve pour le refroidissement de ses installations, avant de la rejeter dans le fleuve, à une température plus élevée. Lorsque ces dernières augmentent fortement, le fonctionnement des réacteurs peut être adapté afin de limiter l’impact sur le milieu naturel. EDF explique avoir ainsi décidé d’arrêter le réacteur n°2 avant l’atteinte du seuil réglementaire.
Le réacteur n°1 est déjà indisponible depuis le 8 mai dans le cadre d’un arrêt programmé pour maintenance et renouvellement du combustible. Avec la mise à l’arrêt du réacteur n°2, la centrale de Golfech ne produit donc plus d’électricité pour le moment.
Une situation déjà observée lors des épisodes de canicule
Ces dernières années, plusieurs centrales nucléaires françaises ont dû adapter leur fonctionnement pendant les périodes de fortes chaleurs. Les températures élevées des cours d’eau constituent en effet une contrainte pour les sites qui utilisent ces ressources pour leur refroidissement.
À Golfech, l’arrêt du réacteur n°2 a été validé par RTE, le gestionnaire du réseau électrique national, qui a estimé que cette interruption pouvait être réalisée sans difficulté pour l’alimentation du réseau.
Reste désormais à savoir combien de temps durera cet arrêt. Son éventuel redémarrage dépendra notamment de l’évolution des températures dans le Sud-Ouest et du refroidissement de la Garonne dans les prochains jours.











