Michel Plasson est de retour à Toulouse pour un concert exceptionnel ce jeudi 2 juillet 2026. Il a dirigé l’Orchestre national du Capitole entre 1968 et 2003 et revient, plus de 20 ans après son départ, dans sa ville de cœur. Il a accordé une interview à ICI Occitanie.
Michel Plasson dirige l’Orchestre national du Capitole pour un concert exceptionnel ce jeudi 2 juillet 2026, à la Halle aux grains, dans le cadre du Festival de Toulouse. Il fut le chef d’orchestre de l’Orchestre entre 1968 et 2003 et l’a hissé au rang international. Michel Plasson, aujourd’hui âgé de 92 ans, a accordé une interview à ICI Occitanie ce mardi 31 juillet.
ICI Occitanie : Pourquoi revenir à Toulouse aujourd’hui alors qu’on vous a sollicité maintes fois depuis votre départ ?
Michel Plasson : Parce qu’il était temps à mon âge de venir remercier la ville qui a occupé ma vie plus que toute autre ville. Pendant plus de 30 ans j’ai pu réaliser des choses extraordinaires avec un orchestre qui était vraiment mon orchestre, qui avait un son particulier, qui a une discographie sans égale, en particulier de la musique française. J’ai parcouru avec l’Orchestre de Toulouse tous les pays du monde, à l’exception de l’Australie et de la Noelle-Zélande peut-être, mais toute l’Amérique du Sud. Et je suis très reconnaissant au public de Toulouse et à tous mes musiciens qui étaient avec moi et qui m’ont accompagné.
Certains sont encore là !
Oui bien sûr, il y en a même deux ou trois dans l’orchestre ou quatre ou cinq, mais il y a surtout beaucoup de musiciens qui sont restés quelques temps à l’orchestre, qui sont partis ailleurs, à Berlin ou à Londres, et qui vont revenir pour me dire bonjour. Et ça va être une grande fête et je peux dire que ce sera une fête surprise parce que, vous verrez, c’est très touchant pour moi, très touchant… Parce que dire au revoir, c’est plus difficile que de dire bonjour et je suis très très touché, très très touché, je ne pensais pas avoir ce bonheur-là. Et il arrive très vite. Vous savez, je suis parti il y a 23 ans, et je reviens de première fois depuis 23 ans, alors forcément, le monde n’est plus le même, et ceux qui m’aimaient beaucoup sont partis.
Vous dirigez l’Orchestre ce jeudi 2 juillet à la Halle aux grains, une salle que vous avez découverte…
Oui c’est une espèce de temple que j’ai découvert avec le hasard qui a fait qu’il y avait des travaux au théâtre du Capitole qui en méritait beaucoup et donc on ne pouvait plus travailler là-bas et alors, j’ai découvert cette salle par miracle, je me suis dit, il faut absolument trouver un lieu, et ce lieu était magique, 4.000 personnes, des bancs, pas des sièges en laine… On a joué des opéras avec 115 musiciens ici ! Mais je pense que maintenant, il faudra ici un auditorium.
Comment gardez-vous autant d’énergie à 92 ans ?
C’est sans doute le monde de la musique qui me donne la chance de me porter assez bien. Grâce aussi à tous les soins que m’a prodigués Toulouse. D’ailleurs des représentants de la haute médecine toulousaine seront dans la salle jeudi (Michel Plasson a été soigné au CHU de Rangueil, ndlr). Toulouse a accompagné ma vie, et les musiciens aussi, donc je suis lié à Toulouse, très lié. Je suis né à Montmartre mais Toulouse est ma ville de cœur !
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555












