Le Grand Montauban a validé son compte administratif 2025, marqué par près de 50 millions d’euros d’investissements. Si la majorité met en avant une situation financière maîtrisée, l’opposition critique le poids de la dette et les choix d’aménagement du territoire.
Près de 50 millions d’euros investis, une dette qui continue de faire débat et des visions opposées sur l’avenir du territoire. Le compte administratif 2025 du Grand Montauban, soumis au vote du conseil communautaire le 24 juin dernier, a donné lieu à des échanges nourris entre la majorité et l’opposition avant d’être finalement adopté.
Avec 49,6 millions d’euros consacrés aux investissements, l’agglomération affiche un niveau de dépenses jamais atteint ces dernières années. Plusieurs chantiers d’envergure expliquent cette hausse : la poursuite du boulevard d’Occitanie, les travaux autour de Sapiac, la rénovation de plusieurs axes routiers, la transformation de la place Foch ou encore la démolition de l’ancienne friche Poult.
À ces opérations s’ajoutent les aides à la rénovation de l’habitat, des travaux dans les communes membres, des aménagements sur les ouvrages d’art ainsi que des soutiens financiers accordés aux commerçants du centre-ville affectés par les travaux et aux agriculteurs touchés par les intempéries du printemps 2025.
La majorité communautaire souligne avoir maintenu les taux de fiscalité locale tout en dégageant un excédent de clôture de 1,4 million d’euros. Elle met également en avant une capacité de désendettement évaluée à 8,41 années.
L’opposition remet en cause les choix d’investissements de la majorité
Ces indicateurs n’ont pas convaincu Arnaud Hilion, dont tout le groupe Vivre Montauban a voté contre le compte administratif 2025. Le conseiller communautaire socialiste estime que la lecture de la santé financière de l’agglomération ne peut se limiter aux seuls indicateurs présentés par l’exécutif. « L’épargne brute n’est qu’une partie de l’histoire. Il faut rembourser les emprunts pour obtenir l’épargne nette. (…) La capacité d’autofinancement tombe à 6,2 millions d’euros, soit 74 euros par habitant », a-t-il déclaré au cours de la séance.
L’élu s’est également inquiété du poids de la dette communautaire. « Elle atteint 1 420 euros par habitant », a-t-il affirmé. Mais, au-delà des chiffres, c’est surtout l’orientation des investissements qui a nourri les critiques. Arnaud Hilion estime que plusieurs aménagements ne répondent pas suffisamment aux enjeux d’adaptation au changement climatique. « Nous nous interrogeons sur les priorités qui ont guidé ces investissements. Comment ils préparent notre territoire au climat qui vient ? », a-t-il lancé, prenant notamment l’exemple de l’esplanade des Fontaines, déjà appelée à être réaménagée.











