Le village de Caraman étouffe sous la canicule et son école maternelle bascule en plein enfer. Alors que les classes frôlent les 35 °C, la directrice a même fait un malaise dans son bureau. L’alerte est lancée : le bâtiment cache une faille majeure : il estexposé plein sud. Les parents d’élèves, sous le choc, exigent immédiatement des comptes. On vous narre ce problème en marge de la canicule dans la ruralité proche de Toulouse.
Petit paradis du Lauragais, le village de Caraman s’est, lors de la récente canicule, transformé en un petit enfer éducatif pour les 80 élèves de l’école maternelle. « Quand j’ai vu ma fille revenir toute rouge de l’école, je me suis dit qu’il y avait un problème… », confie le papa de Léa, dont c’est la première année de scolarisation (en petite section). Lui et les parents d’élèves n’ont pas tardé à réagir devant les conditions parfois extrêmes dans lesquelles étaient plongées leurs enfants. « C’est un problème récurrent, on sait maintenant que la canicule revient chaque année, et ça pose surtout problème aux petits en maternelle », indique l’une des représentantes des parents d’élèves.
Il est vrai que l’école de Caraman, du moins ses 4 classes de maternelle, sont exposées plein sud. Construite au début des années 2000, elle ne satisfait évidemment pas aux exigences environnementales d’aujourd’hui, et en particulier la protection face aux vagues de chaleur successives. Alors, lorsque revient la fin d’année scolaire, il faut sortir les ventilateurs et même les climatiseurs, dont chaque classe est désormais pourvue. « Même si ces installations nécessitent d’ouvrir les fenêtres pour rejeter l’air, et donc de faire rentrer de la chaleur », précise une déléguée de classe.
Des changements pas avant 2 à 3 ans
A l’arrivée, et sans compter cette ultime journée de cours, au moins deux incidents auront été relevés : un enfant soudain pris de nausées lors du repas à la cantine (également surchauffée), puis la directrice même de l’école maternelle qui en préparant ses dossiers dans un bureau bouillant s’est brusquement sentie mal, lui valant l’obligation de s’arrêter une journée. Il faut dire que les températures recensées dans les classes étaient la semaine passée comprises entre 30 et 35 degrés !
Consciente de ce problème de chaleur dans les écoles -c’est un peu mieux en élémentaire, située en contrebas plus à l’ombre-, Karine Navarro, maire, explique qu’un programme de rafraichissement du grand bâtiment de l’école maternelle est en cours : « Nous allons installés de vrais brise-soleil aux vitres, et surtout créer un oasis de fraîcheur dans la cour bétonnée. Nous travaillons pour cela avec le CAUE et le SDEHG. D’ici 2 à 3 ans, le programme sera achevé. » Et les écoliers retrouveront de décentes conditions d’apprentissage.





