Le mésocentre CALMIP de Toulouse accueille Kairos, un supercalculateur de nouvelle génération qui multiplie par 3,5 la puissance de calcul et par 10 celle dédiée à l’intelligence artificielle. Plus performant mais aussi bien plus économe en énergie, il sera mis au service de la recherche publique et privée dès l’été 2026.
Un nouveau supercalculateur pour la recherche. Kairos vient de faire son arrivée à Toulouse. Installé au mésocentre CALMIP (Calcul en Midi-Pyrénées), ce nouvel instrument scientifique va permettre d’accélérer la recherche. En effet, il multiplie par 3,5 la puissance de calcul globale et par 10 celle dédiée à l’intelligence artificielle. Et ce, comparé à Olympe, son prédécesseur, en fonction depuis 2018.
Si sa puissance est plus importante, ce ne sera pas le cas de son empreinte énergétique. Kairos consommera effectivement 3,5 fois moins d’énergie par heure de calcul que son prédécesseur. Il a d’ailleurs obtenu la première place du Green 500, classement qui évalue les supercalculateurs en se basant sur leur puissance brute et leur efficacité énergétique, en novembre dernier.
À quoi va concrètement servir ce supercalculateur ?
Dès l’été 2026, Kairos sera mis au service de la recherche publique et privée dans les domaines de la simulation numérique, de l’intelligence artificielle, du spatial, du vivant et de la décarbonation. Il viendra ainsi prendre la relève d’Olympe qui a permis à plus de 1 000 scientifiques de mener 242 projets issus de 42 laboratoires, mais aussi en collaboration avec 12 entreprises locales, en 2025.
Concrètement, les supercalculateurs servent à l’ISAE-SUPAERO pour des recherches en mécanique des fluides pour l’aérodynamique, en science des matériaux, ou encore en planétologie et combustion, permettent à l’INSA Toulouse d’explorer diverses thématiques dans les domaines des mathématiques, de la mécanique, des biotechnologies et procédés et de la physique et de la chimie des nano-objets, et sont également mis au service des laboratoires et des projets de recherche de Toulouse INP.













