Interceptés en fin de semaine dernière au péage de Toulouse Sud avec 40 kg de cocaïne dissimulée dans des « caches sophistiquées », selon le parquet de Toulouse, quatre hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire, lundi, à l’issue de leur garde à vue. Depuis le mois de décembre 2025, ce réseau est soupçonné d’avoir importé « près d’une tonne » de poudre blanche depuis l’Espagne à destination du marché toulousain.
L’issue judiciaire ne faisait guère de doute. Lundi 12 octobre, quatre hommes âgés de 27, 28, 37 et 38 ans ont été mis en examen par un juge d’instruction de Toulouse pour trafic de stups et placés en détention provisoire.
« Deux caches sophistiquées » équipaient le véhicule
Comme La Dépêche le révélait ce week-end, trois d’entre eux ont été interceptés vendredi dernier, vers 3 heures du matin, au péage de Toulouse sud alors qu’ils convoyaient un chargement de 40 kg de cocaïne.
« La BRI arrêtait un premier véhicule et procédait à l’interpellation de son conducteur et du passager. Le conducteur du second véhicule tentait alors de prendre la fuite et percutait volontairement deux voitures de police avant d’être interpellé à son tour. La fouille du premier véhicule conduisait à la découverte de deux caches sophistiquées, aménagées sous les sièges des conducteur et passager avant. Trente-neuf pains de cocaïne d’un poids total de 39 kg y étaient découverts. Leur valeur marchande à la revente était évaluée à plus de 2 millions d’euros », détaille le parquet de Toulouse dans un communiqué.
Une filière d’importation depuis l’Espagne
Une perquisition réalisée au domicile d’un quatrième individu susceptible de jouer les nourrices dans le cadre de ce trafic permettait la découverte d’une arme de poing de catégorie B ainsi que de ses trois chargeurs et munitions de calibre 9 mm et d’un silencieux. Près de 6 500 euros en liquide complétaient la saisie, ainsi qu’une quarantaine de grammes de cocaïne et du matériel nécessaire au conditionnement de produits stupéfiants.
Cette interpellation marque l’aboutissement de trois mois et demi d’enquête pour les policiers de la DCT (Division de la criminalité territoriale) sur cette filière d’importation entre l’Espagne et Toulouse. « Les diverses surveillances réalisées, ainsi que la géolocalisation de plusieurs véhicules et lignes téléphoniques, confirmaient les premiers éléments de l’enquête et conduisaient à la mise en place, le 8 octobre 2026, d’un dispositif d’interpellation avec le soutien des effectifs de la BRI », complète le parquet. Le juge d’instruction donnait alors le top départ pour l’interpellation.
Une tonne de coke acheminée à Toulouse ?
En garde à vue, le quatuor a refusé de s’exprimer. « Au vu des trajets opérés, et des dimensions des caches, la quantité potentielle de produits stupéfiants susceptibles d’avoir été acheminés vers Toulouse, sur une période allant de décembre 2025 à octobre 2026, était évaluée à près d’une tonne ».
Trois des mis en cause sont déjà connus de la justice, dont deux pour avoir déjà été condamnés pour des faits de trafic de stupéfiants. Le quatrième n’a pas d’antécédents judiciaires.



















