La tempête Nils a fait de nombreux dégâts dans la région Occitanie, depuis le jeudi 12 février. Des dizaines de milliers de foyers ont été privés d’électricité, surtout dans le Gers, département le plus touché, à cause d’arbres qui sont tombés ou de câbles qui se sont arrachés.
Ce lundi 16 février 2026 dans la matinée, plusieurs milliers de foyers sont toujours privés d’électricité dans le Gers. Au total, ils sont 12.600 dans l’ex-Midi-Pyrénées. La tempête Nils a fait de nombreux dégâts, à partir de la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 février. Des arbres sont tombés et des câbles se sont arrachés.
« On fait à manger avec des bougies »
Au marché au gras de Gimont, dimanche matin, la tempête et ses dégâts étaient au cœur des discussions. C’est surtout dans l’ouest du Gers, plus proche des Landes, qu’il y a le plus de difficultés. Chez Marie, éleveuse de canards, à Fourcès, proche de Condom, il n’y a plus d’électricité depuis quatre jours :« On fait avec, on est avec des bougies. La journée, ça va, mais le soir on fait à manger avec des bougies. Pour manger chaud, on a la gazinière, la plaque au gaz et on a un insert pour la cheminée. Le chauffage central, on s’en passe, mais vivement que ça revienne parce qu’on n’a même pas d’eau chaude, rien du tout. C’est tout à l’eau froide. »
Avec son mari Bernard, ils sont presque coupés du monde : « on a de la chance, c’est qu’on a le téléphone portable. Parce que le téléphone fixe, c’est cuit. Il y en a pour un mois avant de réparer parce que tout est pété. Je ne sais pas comment ils vont faire, mais il va falloir qu’ils travaillent. On n’écoute pas les informations, on ne sait même pas ce qui se passe en France. On n’a rien du tout, à part le transistor. »
« Ça tombe bien, on tombait sur la période de la Saint-Valentin »
À Gimont, commune de 3000 habitants, près d’une centaine de foyers ont connu une panne électrique. Tony habite à l’est de la ville, il a passé plusieurs heures dans le noir : « heureusement, le téléphone était chargé, donc on a pu s’éclairer avec le flash du téléphone. On met en place des bougies, on garde toujours ça. En plus, ça tombe bien, on tombait sur la période de la Saint-Valentin, donc les bougies, c’est toujours une période conviviale. » Depuis, le courant est revenu chez Tony, même s’il y a toujours des microcoupures. En tout cas pendant cette période, les Gimontois et Gimontoises s’organisent : « il y a un groupe qui s’appelle ‘Gimont entraide’ où il y a des gens qui proposent aux gens de venir charger leur téléphone, de venir prendre un café, de venir prendre une douche… Donc il y a quand même de l’entraide. »
La mairie aussi a pris des mesures pour aider la population, indique Franck Villeneuve, le maire de Gimont : « ce qu’on a mis en place dès le vendredi matin, c’est une salle pour recevoir les personnes qui avaient des besoins. On a mis en place aussi un numéro d’urgence. Donc on a eu beaucoup d’appels. On a été aidé par la protection civile que l’on a sollicité pour nous prêter des lits de camp si on avait besoin, des groupes électrogènes pour rétablir le courant là où c’était le plus urgent, on a ouvert des établissements publics pour les douches. » Enedis espère un retour complet à la normale d’ici mercredi 18 février. Le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Gers, le Lot, l’Aude et l’Ariège sont toujours en vigilance orange aux crues ce lundi.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555





















