Le Stade Toulousain retrouve le Top 14 samedi, avec la réception de Lyon (14h30), pour le compte de la 25e journée. Après une défaite à La Rochelle, les Rouges et Noirs doivent absolument gagner ce match pour se qualifier enfin en demi-finale.
Dernier match à la maison, ce week-end, pour le Stade Toulousain. Les Rouges et Noirs reçoivent Lyon samedi à 14h30 à Ernest-Wallon, dans le cadre de la 25e journée du Top 14. Après une défaite cuisante à La Rochelle, Toulouse doit absolument gagner pour enfin valider leur billet pour les demies-finales.
Lors de la conférence de presse de ce jeudi 28 mars, l’ouvreur international Romain Ntamack a appelé au sérieux de l’équipe, pour vivre la fin de saison plus sereinement.
ICI Occitanie : Comment vous sentez-vous, depuis votre reprise fin mars ?
Romain Ntamack : Je suis assez satisfait de mes performances, donc tout suit. Ca faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé, donc je touche du bois pour que ça continue. (…) On va attaquer les matchs couperet, de phases finales. Il nous reste deux matchs à jouer, et il nous faut une victoire sur les deux pour nous qualifier directement en demi-finale, donc on travaille dur. Tout n’a pas été parfait sur les dernières semaines, mais on travaille. Maintenant il faut le montrer sur le terrain et jusqu’à la fin de la saison.
Avez-vous regardé la finale de Bordeaux-Bègles en Champions Cup ?
Je n’ai pas regardé.
Vous avez des résultats en dents de scie ces derniers temps, qu’est ce qui vous manque pour arriver à basculer vers la victoire ?
Le manque de régularité est assez criant depuis le début de la saison. Ça a été un peu le point noir, de ne pas réussir à enchaîner des performances de haut vol. On a pu en faire de très bonnes et de très mauvaises, donc c’est ça qui est assez dommageable. Maintenant, on sait que sur les matchs de phases finales, peu importe la manière, il faut gagner. Donc ça va être l’objectif de ce week-end, de gagner ce match contre Lyon. La manière, on verra plus tard, mais le plus important c’est l’état d’esprit, ce qui n’a pas été le cas à La Rochelle, et dans d’autres matchs cette saison.
Que pouvez-vous faire pour inverser la tendance ?
Il faut se retrouver sur les bases, se retrouver collectivement. Avoir envie de jouer pour le copain, avoir envie de rattraper les erreurs du copain. C’est vraiment ça qui nous manque un peu aujourd’hui, et puis ne pas baisser les bras trop vite sur des matchs où le bras de fer s’installe. On sait très bien que sur les prochaines échéances, ça va être des matchs serrés. Donc si on lâche trop vite comme on a pu le faire sur les matchs couperet, on ne soulèvera aucun trophée cette année. Donc voilà, l’objectif c’est de tenir jusqu’au bout et puis on verra les résultats à la fin.
Comment expliquez-vous cette irrégularité ?
Je pense que il n’y a pas besoin de chercher trop loin, ni de trouver des problèmes là où il n’y en a pas. Mais c’est vraiment une saison un peu bizarre, parce qu’on bat encore beaucoup de records, mais en même temps on passe à côté sur beaucoup de matchs, donc c’est assez frustrant. Parfois on se dit après certains week-ends qu’on a enfin trouvé la formule qui nous va bien. Et puis le week-end après tout s’écroule, donc c’est vrai que c’est un peu particulier. Mais tout ce qui a été fait avant nous a permis d’être en position de nous qualifier directement en demi-finale ce week-end. Donc tout n’est pas à jeter, mais il y a des choses à corriger et on le sait trop bien, nous qui avons l’habitude de jouer ce genre de match, que la fin de saison et les phases finales se jouent sur des détails. Donc il va falloir être appliqués et avoir un état d’esprit irréprochable si on veut espérer quelque chose.
Vous étiez trop dans le confort, avec autant de points d’avance en tête du classement ?
Non, je ne pense pas. Je pense que sur certains matchs, on n’a pas mis l’engagement et le collectif nécessaire pour pouvoir espérer mieux. Il y a des matchs où on est passé à côté, et d’autres matchs où on a lâché facilement, ou alors on n’a pas été attentifs collectivement. Mais voilà, c’est fait. Encore une fois, tout n’est pas à jeter. On est premiers, on a de l’avance, on a l’opportunité de se qualifier. Donc il faut qu’on l’a saisisse et puis on verra ce qui se passe sur les prochaines semaines.
Dans un an, c’est la prochaine Coupe du monde. Espérez-vous récupérer votre place au sein du XV de France ?
Non, pas du tout, je ne pense pas à ça. J’ai trop vécu de galères, depuis la dernière coupe du monde que j’ai loupé, deux saisons en dents de scie,pour me projeter plus loin que ça. Donc là, tant que je me sens bien physiquement, je ne regarde pas plus loin que le week-end qui arrive. Je me projette uniquement sur ça, et on verra par la suite. Pour l’instant je suis 100% focalisé sur le Stade, 100% focalisé sur le match qui arrive ce week-end, le week-end d’après et ce qui arrivera par la suite.
L’objectif, c’est le Brennus ?
Évidemment ! On ne va pas s’en cacher. On ne sera pas les seuls à le vouloir, mais bien sûr que c’est l’objectif. Mais si on fait les performances qui ont été les nôtres, comme à La Rochelle ou à domicile contre Clermont, c’est sûr, ce n’est pas nous qui le soulèverons. Que ce soit les joueurs, le staff, des petites mains au présidents, tout le monde est en ordre de marche pour pour essayer de faire l’exploit de soulever un quatrième bouclier consécutif. Donc c’est ce qui doit nous motiver aujourd’hui.
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