Depuis début juin, le marché des Carmes, à Toulouse, teste une ouverture en fin de journée les jeudis et vendredis. Antoine Ferrer, président de l’association des commerçants, revient sur cette initiative destinée aux actifs.
Face à l’évolution des habitudes de consommation, le marché des Carmes a lancé en juin une phase de test consistant à prolonger l’ouverture les jeudis et vendredis jusqu’à 19h. Cette initiative répond à une réalité sociologique majeure : une large majorité des achats alimentaires s’effectue désormais à la sortie des bureaux plutôt que durant la matinée, un créneau horaire inadapté pour les actifs.
Le président du marché des Carmes, Antoine Ferrer, détaille : « Il y avait une étude il n’y a pas très longtemps qui a dit que 86% des courses se font à la sortie du bureau et pas le matin. Donc si on veut se positionner plutôt que de laisser le marché aux supérettes de centre-ville, il faut ouvrir plus longtemps. »
L’objectif est clair pour les commerçants : reconquérir une clientèle perdue depuis la crise sanitaire et faire face à la concurrence des supérettes de centre-ville. « Il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas faire leurs courses le matin, donc l’idée effectivement, c’est de proposer une plage horaire pour les sorties de bureaux et les sorties d’écoles. »
Vers une convivialité accrue autour du marché
Au-delà de la simple vente de produits frais, le projet intègre une dimension sociale et festive, inspirée par les modèles de halles gourmandes observés dans d’autres métropoles françaises, comme à Lyon. Les commerçants travaillent actuellement avec la mairie sur l’organisation d’événements afin de transformer le lieu en un espace de partage et de vie.
Cette stratégie de diversification vise à renforcer l’attractivité du marché sans pour autant sacrifier son identité de lieu d’approvisionnement matinal. « On aimerait bien, effectivement, proposer, peut-être pas tous les jeudis ou vendredis, mais peut-être une fois par mois, faire effectivement des after-work. »
Difficultés logistiques
Si l’ambition est de proposer une alternative aux supérettes de centre-ville, l’organisation reste complexe, notamment face aux fortes chaleurs actuelles. « Le poissonnier, avec la problématique de la glace à conserver, avec les chaleurs qu’il fait, actuellement, le marché des Carmes n’est pas climatisé, donc c’est une réelle problématique. »
Cette phase expérimentale, qui se poursuivra jusqu’au 10 juillet, doit permettre de sonder les besoins réels des clients avant une éventuelle pérennisation à la rentrée.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555












