EXCLUSIF. Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête après le décès de José, un homme de 48 ans, survenu quelques heures après une opération chirurgicale au CHU de Rangueil. Alors que les proches du quadragénaire ont déposé plainte pour erreur médicale, les policiers attendent les conclusions imminentes de l’autopsie pour déterminer l’origine exacte du drame.
José a-t-il succombé à une grave erreur médicale ? Une enquête pour recherche des causes de la mort a été ouverte par le parquet de Toulouse. Un chirurgien du CHU Rangueil est visé par une plainte de la famille de ce quadragénaire. L’homme de 48 ans est décédé quelques heures après une opération. « Une enquête du chef d’homicide involontaire par personne morale a été ouverte afin de déterminer si des responsabilités peuvent être identifiées », confirme le parquet de Toulouse.
Une dégradation subite
L’affaire démarre le 1er juin. Après des semaines de souffrance, ce patient se présente à l’hôpital Rangueil pour être opéré d’une ablation partielle de la vessie. Après cette « cystectomie », le patient se réveille. Les jours suivants, il ressent de multiples douleurs abdominales. Son cœur semble s’emballer. Les médecins sont prévenus et prennent régulièrement de ses nouvelles. Mais l’état du malade se dégrade subitement le 5 juin 2026. José est immédiatement transféré en réanimation. Malgré les soins prodigués sur place qui n’apaisent pas ses douleurs, ce père de famille décède le 6 juin au petit matin.
L’autopsie déterminante
Très choquée par la nouvelle, la famille demande une autopsie. Mais, selon la version des proches de la victime, qui est en cours de vérification par la police nationale, les médecins auraient refusé de pratiquer cet examen dans un premier temps.
Au lendemain des faits, les proches de José déposent donc plainte. Et le parquet décide de confier les investigations aux policiers toulousains. À ce stade de l’enquête, les résultats de l’autopsie n’ont pas été dévoilés, mais le parquet a ouvert une enquête pour homicide involontaire afin d’établir ou non un lien entre l’acte de chirurgie et le décès du patient.
La recherche d’antécédents
Une partie des investigations concernera aussi les antécédents médicaux de José pour s’assurer que son état de santé n’était pas fragilisé avant l’opération, ou s’il ne souffrait pas, sans le savoir, d’une pathologie mortelle. Comme souvent dans ce genre de dossiers, une surréaction à un produit injecté avant l’opération ou une infection postopératoire ne peut être écartée. L’opération ne suscitait pourtant pas d’inquiétude particulière, les données médicales évaluant le taux de complications majeures entre 1 et 2 % pour ce type d’intervention. « C’est une affaire qui risque de s’éterniser tant les vérifications sont minutieuses », précise un spécialiste du domaine judiciaire.
Sollicité, le CHU Rangueil n’a pas souhaité s’exprimer. Le ou les praticiens concernés pourraient être entendus d’ici la fin des investigations.












