Près d’un an après le meurtre de Bachir S., poignardé mortellement à la sortie d’un commerce du Carré de la Maourine à Toulouse, une reconstitution judiciaire s’est tenue lundi 1er juin. Pour permettre le bon déroulement des opérations, plusieurs commerces de la galerie marchande ont dû fermer leurs portes pendant trois heures.
Près d’un an après le meurtre, une reconstitution judiciaire s’est déroulée lundi 1er juin sur les lieux du drame. Afin de permettre le travail des enquêteurs, les commerces de la galerie marchande de la Maourine ont été contraints de fermer temporairement leurs portes entre 14 heures et 17 heures.
Pour rappel, Bachir S., 37 ans, a succombé à une blessure par arme blanche après une altercation survenue dans un commerce du Carré de la Maourine, dans le quartier Borderouge à Toulouse. Selon l’enquête, une femme de 50 ans, déjà connue dans le secteur pour des comportements instables et des problèmes d’addiction, l’aurait poursuivi à l’extérieur du magasin avant de lui porter le coup fatal.
Plusieurs commerçants expliquent avoir été prévenus dès la semaine précédente de cette fermeture exceptionnelle, sans toutefois connaître précisément les raisons de cette mesure. « On nous a simplement demandé de fermer », résume l’un d’eux.
Des demandes de compensation envisagées
Pour certaines enseignes, cette interruption d’activité a eu des conséquences économiques. C’est notamment le cas de Vapot’in, habituellement ouvert uniquement le lundi après-midi. Son gérant estime avoir subi une perte de chiffre d’affaires et a déposé une demande de compensation dont il attend toujours la réponse. « Dans le quartier, tout le monde savait plus ou moins ce qu’il se passait en voyant le dispositif policier », confie-t-il.
Du côté de Zeeman, la fermeture a également perturbé un peu l’activité. Toutefois, l’enseigne relativise l’impact de cette mesure. « Nous allons essayer de compenser sur le reste de la semaine », indique-t-elle. Même constat pour la boutique spécialisée dans la vente de coques et d’accessoires de téléphone, qui envisage également de solliciter une indemnisation pour les heures de fermeture imposées.
Malgré ces désagréments, les commerçants rencontrés ne se montrent pas bouleversés par cette fermeture ponctuelle. Tous disent comprendre les nécessités de l’enquête et espèrent désormais que la procédure judiciaire permettra de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame qui avait profondément marqué le quartier.












