Les « rouge et noir » ont quitté Toulouse pour une mise au vert en Espagne cette semaine. Au programme : du travail foncier, des ajustements tactiques, beaucoup de rugby et, quand même, un peu de détente.
Lundi matin, les joueurs du Stade Toulousain avaient rendez-vous à Ernest-Wallon pour le grand départ. Un trajet en bus de quelques heures jusqu’en Catalogne qui marque le tournant de la saison. Le passage de la phase régulière de Top 14 – terminée en tête – à la phase finale, matérialisé par ce séjour dans la banlieue de Figueras.
Ugo Mola et son staff ont de nouveau choisi d’emmener les joueurs en Catalogne, comme la saison passée. Un stage de quatre jours et trois nuits qui se terminera jeudi et qui permet à tout l’effectif de se mettre en mode phase finale. « C’est le moment de bascule de la saison. C’est le rassemblement de toutes nos forces, le rassemblement du groupe, on se resserre », expliquait à La Dépêche, Ange Capuozzo au début du mois de juin.
Ce dernier, tout juste remis d’une longue blessure à l’épaule, espère accrocher le bon wagon pour faire partie de l’aventure. Il a accepté de dévoiler ce qu’il se passait pendant cette mise au vert, loin du train-train quotidien des Sept-Deniers. Et cela permet de comprendre à quel point ces quelques jours sont importants pour permettre au Stade Toulousain de se transformer en machine à gagner des titres.
« Ça nous met un coup de fraîcheur, ça motive. Et puis surtout, on va dire que ça matérialise le fait qu’on entre dans une nouvelle période. Ça nous fait basculer dans une période importante. Parce qu’on va rentrer dans les phases finales, et on a ce sentiment, inconsciemment, que cela commence à partir pour ce stage », dévoile l’international italien.
Au programme, de grosses séances de physique, de tactique et, malgré le cadre idyllique du lieu – l’hôtel Torremirona de Navata, qui accueille régulièrement des clubs professionnels – l’heure n’est pas à la bronzette et aux interminables parties de golf (même si le terrain mis à disposition va certainement faire de l’œil aux Roumat, Ramos, Marchand et consorts).
Des moments privilégiés
Ange Capuozzo reprend : « On a la possibilité d’avoir tout à disposition et l’idée, c’est de gagner du temps sur notre semaine de demi-finale. Il ne faut pas oublier qu’on va avoir une semaine exprès de travail, sans parler de compétition le week-end qui suit. Ça, ça change tout dans les têtes. Donc voilà, c’est vraiment dans un objectif de gagner du temps. »
Mais l’objectif est aussi de resserrer les liens du groupe en partageant plusieurs jours en commun, loin des familles et du quotidien. « Même si on parle beaucoup d’entraînement, de tactique, etc., mine de rien, passer quatre jours aussi les uns avec les autres, ça change notre quotidien. On va passer du temps le soir à table, on va passer du temps le matin au petit-déjeuner. Donc, tous ces moments-là, ils sont aussi privilégiés. »
Pas de chance en revanche cette année, la météo est moins clémente que la saison passée. Des nuages et une température qui ne dépassera pas les 22 °C ce mercredi 10 juin. La piscine ne sera peut-être pas utilisée. Mais il en faudra plus pour gâcher les bienfaits de ce séjour.













