Face aux déserts médicaux, le Gers poursuit le développement de son réseau de médecins salariés. Deux nouvelles antennes de santé sont annoncées, tandis qu’un investissement est prévu pour l’hôpital d’Auch.
Le Conseil départemental du Gers poursuit sa stratégie contre les déserts médicaux. Il annonce l’ouverture d’une nouvelle antenne de santé à Villecomtal-sur-Arros et prépare l’installation d’une autre à Puycasquier.
- La première s’ajoute à l’activité du médecin libéral déjà installé dans la commune.
- En revanche, la seconde viendra combler un vide puisqu’il n’y a plus de médecin généraliste dans le secteur depuis plusieurs mois.
La collectivité souhaite également rejoindre le Groupement d’employeurs Santé Gers en Gascogne. Cette structure doit permettre de mutualiser les ressources humaines médicales et de faciliter les recrutements. L’adhésion vise aussi à proposer des conditions d’exercice plus attractives aux professionnels de santé.
Un soutien à l’hôpital d’Auch
Le Conseil départemental prévoit également d’attribuer une subvention de 100 000 euros au Centre hospitalier d’Auch. Cette aide doit financer la rénovation de l’internat Bocage, qui accueille des internes et des étudiants en médecine.
- Le projet comprend des travaux de rénovation énergétique et fonctionnelle afin d’améliorer les conditions d’hébergement des futurs praticiens.
Le Département a par ailleurs décidé de renouveler sa délégation de compétence pour les activités de vaccination au-delà du 31 décembre 2026. Ce service gratuit est destiné notamment aux publics les plus éloignés des soins.
Plus de 75 000 consultations enregistrées
Le Conseil départemental du Gers développe un véritable réseau de dispositifs pour la santé pour contrer les déserts médicaux. Le modèle gersois s’appuie sur le Centre départemental de santé créé en 2022. Trois centres territoriaux fonctionnent déjà à Fleurance, Vic-Fezensac et Plaisance, accompagnés par des antennes locales.
- Basé sur le recours à des médecins salariés, il a déjà permis la réalisation de plus de 75 000 consultations dans le département.
- « La désertification médicale n’est pas une fatalité. (…). Nous construisons un véritable service public de proximité », affirme Jérôme Samalens, vice-président du Conseil départemental chargé de la santé.
















