Zoom, vendredi 12 juin, sur une classe d’élèves de première du lycée Pierre-Paul Riquet à Saint-Orens-de-Gameville, banlieue du sud-est toulousain, qui ont inauguré l’épreuve anticipée de mathématiques lancée par le recteur de l’académie de Toulouse. Un instant solennel pour les lycéens de la classe 202 où les objets du quotidien sont bannis pendant la durée de l’épreuve qui comptera pour le baccalauréat.
Ambiance, dès 7h40, dans la classe 202 du lycée Pierre-Paul Riquet, un des 118 centres d’épreuves de l’académie de Toulouse (huit départements). Une trentaine d’élèves sagement assis, chacun sa table. Quelques hésitations dans les regards. Le recteur de l’académie de Toulouse Karim Benmiloud s’apprête à ouvrir l’enveloppe du sujet de mathématiques, une nouveauté nationale cette année (coefficient 2) pour 22 364 lycéens de première de l’académie. C’est même inédit dans l’histoire du bac.
« Les téléphones éteints dans le sac »
« Les téléphones éteints dans le sac… », répète sur un ton bienveillant une surveillante. Les sacs au fond de la classe. « On peut prendre à manger ? », questionne un élève. « Si tu veux, tu peux prendre à manger mais pour deux heures, tu vas tenir le coup », retorque la surveillante. « Le stylo doit être sur la table, pas de trousse », rappelle dans la foulée un surveillant. Les lycéennes et lycéens vérifient les documents nécessaires pour l’épreuve : convocation, carte d’identité. « L’usage de la calculatrice n’est pas autorisé », est-il indiqué sur le sujet. Au menu : six pages de QCM et exercices. Temps de l’épreuve : 2 heures.

« Je n’ai pas perçu d’inquiétude de nos élèves »
« C’est vrai que c’est une première épreuve, mais je n’ai pas perçu d’inquiétude particulière de nos élèves », confie Hervé Ameziane, proviseur du lycée Pierre-Paul Riquet qui présente 400 élèves de première cette année. En cette période d’épreuves du baccalauréat 2026, la vie de l’établissement s’en voit transformée.
22 364 lycéens de première candidats
« En ce moment, il y aussi les élèves de CPGE qui préparent les oraux. Ensuite, les terminales qui commencent par le bac de philosophie, lundi 15 juin. Les cours sont suspendus au lycée, cela devient un autre métier pour les professeurs qui sont en surveillance, les copies des élèves sont ensuite scannées et envoyées aux enseignants pour les corrections ». A 8 heures pétantes, Karim Benmiloud a ouvert les enveloppes et tout le staff du rectorat a dû quitter la classe. Dans l’académie, ils sont 16 311 candidats de première à l’épreuve de mathématiques (voie générale) et 6 053 (voie technologique).













