Plutôt sereins, lundi 15 juin, les lycéens du lycée Ozenne à Toulouse semblent avoir passé sans encombre l’épreuve de philosophie qui lance le baccalauréat 2026. Le témoignage de Jules, Léa, Benjamin et Jéna qui, pour certains, ont tenté d’éviter de rendre une copie truffée de grosses fautes. Rappelons que le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray veut durcir la notation de l’orthographe, de la syntaxe et de la grammaire dans les copies du bac et du brevet des collèges (DNB).
Une sorte de relâchement dans l’attitude, les regards, quelques élèves de terminale du lycée Ozenne à Toulouse (Saint-Sernin), hier vers 11 h 20, échangent sur la manière dont ils ont abordé cette première épreuve du baccalauréat 2026, la philosophie. Avant les prochaines épreuves qui concerneront les enseignements de spécialité. Ils sont plus de 15 000, tous bacs confondus, à passer l’épreuve en Haute-Garonne.
Le recteur au lycée Ozenne
Comme à Saint-Orens-de-Gameville, vendredi dernier, le recteur de l’académie de Toulouse Karim Benmiloud a distribué, à 8 heures, les sujets de l’épreuve de philo (durée : 4 heures) dans une classe de l’établissement du centre-ville. Les résultats du bac général et technologique seront publiés le mardi 7 juillet (11 h 30) sur le site de l’académie de Toulouse.

« Je n’ai pas fait le choix du commentaire »
L’épreuve de philosophie ? Jules, en terminale STMG (sciences et technologies du management et de la gestion), a pris le texte du philosophe Paul Ricœur (1913-2005) en respectant un plan. L’épreuve est notée coefficient 4 (8 pour les élèves de la voie générale). « Je n’ai pas fait le choix du commentaire, j’ai directement choisi les neuf questions, avec de l’analyse de texte, trouver une problématique et aussi des questions d’argumentation qui étaient assez complexes », reconnaît Jules, qui souhaite faire des études dans le commerce. Comme de nombreux lycéens de terminale sur place, Jules ne se sent pas vraiment visé par le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, qui veut durcir la notation de l’orthographe, de la syntaxe et de la grammaire dans les copies du bac et du brevet des collèges (DNB).
« Le texte parlait de sujets de société qui nous concernent »
« Moi, j’ai pas mal de soucis avec l’orthographe, j’y fais très attention, avoue Léa (STMG). Depuis toute petite, c’est un peu compliqué, j’essaie de faire des efforts, je me suis relue deux fois. J’ai fait attention avec les verbes, les accords, plus que d’habitude. Le texte de Paul Ricœur était sur la justice et la religion, c’est bien tombé pour moi. Cela parle de sujets de société qui nous concernent : la vengeance, la violence, la justice entre les deux. » Du côté des terminales de la voie générale, c’était Nietzsche un lundi ensoleillé.
« Je ne veux pas trop me projeter, mais j’ai l’impression que ça allait, lâche, souriant, Benjamin. C’était sur la science, j’ai choisi le commentaire de texte. J’ai rendu cinq pages et demie ». Jena, qui se montre satisfaite de sa prestation, trouve pour autant « dommageable que l’on ne consacre qu’un an à l’enseignement de la philosophie. »











