Seul candidat à la reprise du groupe Fibre Excellence à Saint-Gaudens (31) et à Tarascon (13) jusqu’à la semaine dernière, l’ancien président Jean-François Guillot et son équipe de direction retirent leur offre. Une décision qui permettra de remobiliser l’État, les syndicats et le personnel auprès des collectivités et du nouveau porteur de projet, Matthieu Pigasse. On vous explique les raisons de sa décision.
Président de Fibre Excellence, Jean-François Guillot a annoncé ce lundi 22 qu’il retirait l’offre qu’il portait avec la direction. Une façon de répondre aux « attentes de l’État et de différentes parties prenantes » pour une nouvelle gouvernance. D’un côté, les personnels et leurs représentants syndicaux réclamaient que leur avenir ne soit pas confié à leur président – et une partie de la direction. De l’autre, le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, semblait, lui aussi, hostile à l’ancienne équipe : dans son courrier aux syndicats et aux présidents de région, il avait évoqué son devoir de « financer des projets solides portés par des industriels sérieux ». Le message a visiblement été entendu.
« Le choix de la responsabilité »
« Ma priorité absolue a toujours été la sauvegarde de l’activité industrielle et des emplois en France, pour assurer la souveraineté nationale et préserver l’avenir de l’industrie forestière et papetière française », commente Jean-François Guillot. Il rappelle aussi qu’il a participé au travail collectif mené ces derniers mois, qui a permis « d’avancer sur les leviers permettant le retour à la compétitivité. Je fais donc le choix de la responsabilité pour permettre l’instauration d’une nouvelle gouvernance et faciliter l’émergence d’une solution pérenne ».
Cette solution passe désormais par les équipes de Matthieu Pigasse, qui préparent l’offre qui sera présentée prochainement au tribunal de commerce de Toulouse1.
Engouement
La perspective d’une nouvelle offre a conduit le tribunal de commerce de Toulouse à prolonger le délai pour présenter un nouveau plan. Elle a aussi redonné espoir aux personnels et forces vives du Comminges, qui commençaient à s’inquiéter de la situation. Elle semble même avoir remis du baume au cœur du ministre, qui considère l’offre comme « sérieuse » et annonce que l’État reste « disponible pour accompagner ce travail ».













