À deux semaines de la rentrée, la direction d’Airbus a finalement décidé de reporter la réduction du nombre de jours de télétravail qu’elle souhaitait imposer à certains de ses salariés dès le mois prochain. Face aux débrayages en France et aux grèves en Espagne, les managers auraient en effet reçu la consigne d’autoriser le personnel à conserver les modalités actuelles. Les détails.
Si l’idée de réduire de moitié le nombre de jours de télétravail hebdomadaires à ses « cols blancs » n’est pas définitivement enterrée, elle ne sera, en tout cas, pas effective en septembre prochain. Guillaume Faury, le patron d’Airbus, avait pourtant indiqué, le 9 juin dernier, qu’il souhaitait que ses salariés qui ne sont pas en lien avec la production reviennent, dès la rentrée, en présentiel à raison de quatre jours par semaine au lieu de trois. « Nous avons simplement besoin de plus de rapidité et de collaboration dans tous les domaines de notre activité », s’était-il justifié.
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Ce changement de cap avait été perçu par les syndicats de l’avionneur comme un coup de canif dans l’accord signé en 2024. Valable jusqu’en août 2028, il autorisait en effet certains salariés, avec l’accord de leur manager, à effectuer jusqu’à deux jours de télétravail hebdomadaires. « Il ne peut pas être dénaturé », expliquait alors Guillaume Bonnet, délégué syndical central CFE-CGC chez Airbus. » Après des débrayages sur ses sites toulousains et des grèves intermittentes depuis juillet en Espagne, la direction aurait donc choisi de temporiser. Selon plusieurs sources rapportées par Reuters, les managers d’Airbus auraient en effet reçu pour consigne d’autoriser finalement le personnel à conserver les modalités actuelles.
Une transition « plus progressive »
Selon un porte-parole d’Airbus, l’idée de revenir à quatre jours de présentiel par semaine n’est cependant pas abandonnée. Elle est simplement mise en stand-by pour une période indéterminée. « Notre objectif reste inchangé : nous visons une présence accrue sur site pour garantir une meilleure efficacité collective, un transfert de connaissances et une prise de décision plus rapide. Toutefois, pour qu’un changement soit efficace, il faut être à l’écoute de nos collaborateurs. Compte tenu des retours des employés, nous avons décidé de mettre en œuvre cette transition de manière plus progressive », indique-t-il. Pour les partenaires sociaux, la question est désormais de savoir quelle sera la nouvelle date butoir.











