Monsieur Prof, enseignant toulousain suivi par des millions de personnes sur les réseaux sociaux, sort un troisième livre d’apprentissage de l’anglais. Intitulé « Can you repeat please ? », il est axé sur la compréhension orale et intègre des QR codes à flasher pour des explications audio avec différents accents. Le but : rendre l’apprentissage plus concret et ludique. À quelques jours de sa sortie, et de la rentrée des classes, La Dépêche a interrogé le prof préféré des Français.
La Dépêche. C’est votre troisième livre d’apprentissage de l’anglais en trois ans. Que propose cette nouvelle édition ?
Monsieur Prof. Cet ouvrage est axé à 100 % sur la compréhension orale. Pour chaque séquence, on retrouve une partie consacrée au vocabulaire et aux expressions utiles de la vie quotidienne, suivie d’exercices de compréhension ou de dictées. La grande nouveauté, ce sont les QR codes présents sur chaque page. Il faut les scanner pour m’entendre à l’oral : j’y explique les consignes, je précise la prononciation, et je prends différents accents (australien, britannique, ou américain). Je joue aussi sur le rythme en parlant parfois plus vite, parfois plus lentement.

Les deux premiers volumes ont rencontré un franc succès. Pourquoi votre méthode séduit-elle autant par rapport à un enseignement plus traditionnel ?
Je pense que je ne suis pas un enseignant « classique ». J’essaie de sortir des sentiers battus, d’être « out of the box » comme on dit en anglais. Mon objectif principal est d’apprendre à mes élèves l’anglais concret, qu’on entend dans la vie de tous les jours. Il y a des enseignants absolument géniaux, mais d’autres se contentent parfois de suivre le programme à la lettre. Mais ce langage strictement théorique n’est pas celui qu’on entend dans la rue.
À quel public s’adresse-t-il exactement ?
Au collège, il permet d’approfondir la compréhension orale de manière ludique. Au lycée, c’est un entraînement idéal pour les épreuves du bac. La vitesse de parole varie selon les exercices pour s’adapter au niveau de chacun.
Nous sommes à quelques jours seulement de la rentrée scolaire. Comment vous sentez-vous ?
Je me sens très bien ! Quand on est suppléant, la situation professionnelle peut comporter une part d’incertitude et de précarité : on se demande constamment où l’on va être affecté. Cette année, le travail mené avec l’équipe pédagogique et la direction dans mon établissement s’est tellement bien passé que le chef souhaite me garder. En principe, c’est une simple formalité, donc nous verrons bien.
J’ai vu passer des vidéos sur les réseaux sociaux de collègues qui stressent à l’idée de ne pas avoir de poste attribué à la rentrée et je les comprends. De mon côté, même si cela demande une certaine préparation car il faut être prêt à prendre en charge des classes de la 5e à la 2de sans savoir à l’avance, je trouve cette incertitude plutôt excitante. Ne pas savoir où l’on atterrit apporte un côté stimulant.
Vous avez eu une expérience remarquée à la télévision, à la Star Academy, l’année dernière. Souhaitez-vous renouveler ce genre d’expérience ?
La télévision reste une très belle expérience. Cela dépendra évidemment des opportunités et des projets. Si l’on me propose des formats axés sur l’anglais ou le divertissement éducatif, je suis totalement ouvert. Mon métier premier reste l’enseignement, donc il faut que cela conserve une dimension pédagogique.
Vous cumulez des millions de vues sur Internet, participez à de nombreux événements… Est-ce toujours compatible avec la vie d’enseignant ?
Oui, c’est tout à fait compatible tant que les priorités restent claires. Mes élèves passent avant tout le reste. Sur mon temps libre ou pendant les vacances, je profite des invitations : je serais notamment au Rose Festival ce jeudi. Quand la rentrée sera là, le rythme sera plus cadré, en accord avec ma direction. J’ai surtout hâte de retrouver mes élèves.
Vous profitez également de votre visibilité sur les réseaux sociaux pour mettre en avant des causes caritatives…
Quand on a la chance d’avoir une communauté de plusieurs centaines de milliers d’abonnés, on a une forme de responsabilité. J’ai déjà utilisé mon compte pour soutenir un enfant malade ou pour sensibiliser au handicap. Très prochainement, je publie une vidéo tournée dans un refuge pour les animaux. Si ma visibilité peut aider à toucher des millions de personnes pour de bonnes causes, autant en profiter.













