Ce samedi 31 octobre, au marché des Carmes à Toulouse, une intervention policière a choqué les clients attablés. Maël, 19 ans, a été violemment frappé par des policiers, suscitant l’indignation des témoins. L’incident a perturbé le quartier, entraînant la fermeture temporaire de commerces. Maël, bien que blessé, reste déterminé à manifester.
Scène irréaliste au cœur du quartier des Carmes, ce samedi après-midi à Toulouse. Le rassemblement de milliers de Toulousains du côté des allées Jean-Jaurès a été dispersé, quand, peu après 17 heures, des manifestants surgissent devant des clients attablés dans les différents bistrots du marché des Carmes.
Derrière eux, des policiers en pistent certains, entre les tables hautes. Maël, un jeune de 19 ans, est alors rattrapé par un membre des forces de l’ordre et reçoit des coups sous les yeux médusés des personnes présentes. « Ils m’ont balayé, je suis tombé au sol, puis j’ai reçu des coups dans les côtes, les jambes et les bras. J’ai cru mourir, je n’ai pas compris », témoigne-t-il.
La scène s’est déroulée sur la terrasse du bar « La Loge », juste à côté de la fleuriste du marché. Ambre, l’employée de cette dernière, est encore sous le choc. L’altercation s’est déroulée aux pieds de ses étagères. « J’ai eu peur pour sa sécurité, ils étaient très nombreux sur lui, ils l’ont tabassé, on leur a hurlé d’arrêter », raconte-t-elle alors que plusieurs de ses objets de décoration ont été cassés au cœur de cette intervention musclée. Elle a décidé de tout ranger et de fermer le rideau une heure avant la fermeture prévue.
« Pourquoi tabasser quelqu’un sans l’arrêter ? »
Les gens présents étaient encore éberlués plusieurs minutes après les faits et décrivent « une scène d’une violence démesurée et disproportionnée ». Le bar Le Matin a fermé durant quelques minutes avant de rouvrir. « On s’est dit qu’il allait mourir. Il y avait une poussette et un bébé sur la terrasse, ça aurait pu être terrible », relève un client de « La Loge ». « Pourquoi tabasser quelqu’un sans l’arrêter ? », se demande une autre.
Maël va bien, mais ressent encore des douleurs alors que les policiers sont partis sans l’interpeller. « Je ne veux pas dire que la police fait mal son travail, là ce ne sont que quelques individus », note-t-il. Mais pour lui, « en tout cas, ça prouve qu’il faut continuer à manifester. Il ne faut pas lâcher le combat. »













