Deux hommes issus de la communauté des gens du voyage se sont rendus à la police mercredi 28 octobre à Saint-Gaudens, près de Toulouse. Ils sont soupçonnés d’avoir mortellement agressé José Nsimundélé, un cafetier de 60 ans, lors d’une altercation survenue dans la nuit de samedi à dimanche. L’affaire a été transférée au parquet de Toulouse. Chacun espère éviter d’éventuelles tensions entre communautés.
Ils se sont livrés à la police. Depuis mercredi 28 octobre, en début d’après-midi, deux hommes appartenant à la communauté des gens du voyage mais dont on ignore l’âge à ce stade, ont été placés en garde à vue au commissariat de Saint-Gaudens, au sud de Toulouse. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans l’agression mortelle d’un cafetier de 60 ans, dans la nuit de samedi à dimanche, place Jean-Jaurès.
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Comportements problématiques ?
Selon les premiers éléments de l’enquête dont est saisie la DCT (Division de la criminalité territoriale), un différend est né entre José Nsimundélé – plus connu sous le nom de Capela – le patron du Café 50, et un client appartenant à la communauté des gens du voyage. L’origine du contentieux demeure pour l’heure incertaine. « Il semble que certains clients n’étaient plus les bienvenus à cause de leur comportement », suggère un connaisseur du dossier.
L’altercation verbale s’est poursuivie dans les rues du centre-ville, entre 2 et 3 heures du matin, où deux neveux du client éconduit, dont l’un est « déjà connu des services de police », seraient venus réclamer des comptes au cafetier de manière violente. « L’un l’aurait poussé, l’autre l’aurait frappé avant que la victime ne tombe au sol. Ils se disent surpris des conséquences. C’est du moins leur première version », confie l’une de nos sources.
Tensions communautaires ?
Inconsciente à l’arrivée des secours, la victime n’aurait malheureusement jamais repris connaissance avant de succomber à ses blessures vingt-quatre heures plus tard, à l’hôpital. Bien que le procureur de Saint-Gaudens, Christophe Amunzateguy, réfute l’idée même d’un crime à connotation raciste et de tensions communautaires entre Guinéens d’un côté et Gitans de l’autre, des mesures de prévention ont été prises.
Des effectifs de la Compagnie départementale d’intervention (CDI) ont été déployés en renfort devant le commissariat mercredi soir, pour éviter les potentielles frictions naissantes. « Une dizaine de policiers et la brigade canine ». Cela a suffi à maintenir le calme.
Le parquet de Toulouse récupère l’affaire
Ce jeudi midi, M. Amunzateguy confirme la garde à vue des deux suspects. « La responsabilité des uns et des autres n’est pas encore totalement déterminée », indique-t-il. Le parquet de Saint-Gaudens a décidé de se dessaisir de l’affaire au profit du parquet de Toulouse en raison, notamment, du « risque de tensions au niveau sécurité publique ».




















