Ce mardi après-midi, le Village Gaulois de Rieux-Volvestre (Haute-Garonne), posé sur 9 hectares en bord de Garonne, est égayé de cris d’enfants. Devant le combat reconstitué au cœur du site, les uns scandent « Les bleus, les bleus ! », alors que les autres encouragent les rouges. Une fois le combat terminé, l’un des petits spectateurs lance à son camarade : « Obélix, avec son doigt, il peut faire voler un mec. » La plupart des enfants sont venus avec le centre de loisirs Bonhoure, depuis la Ville rose, sur la journée. « C’est un classique des sorties à une heure de Toulouse. Il y a toujours une animation. La dernière fois, c’était un jeu de piste. Et puis, les Gaulois, c’est une thématique que l’on peut décliner toute la semaine, ça nourrit l’imaginaire », assure Mathieu, le directeur du centre, venu avec un groupe de 5-11 ans.
S’il est plébiscité et accueille chaque année entre 40 000 et 45 000 visiteurs, cet Archéosite, unique en Europe par sa thématique et sa dimension, connaît des difficultés. La faute, notamment, à un été caniculaire, qui a vu la fréquentation baisser de près de 40 % en juillet-août. « Nous en sommes à 70 000 euros de pertes à fin septembre. À la météo s’ajoutent un contexte économique pas vraiment favorable et un thème culturel, pas forcément privilégié », détaille Jean-Luc Blanchard, le fondateur du site. C’est lui qui, après avoir participé à la mise à jour de la carte archéologique de la région, a eu l’idée dans un songe de construire un village gaulois.



















