Plus d’une centaine de personnes se sont réunies vendredi soir au square Charles-de-Gaulle, à Toulouse, en hommage aux victimes de l’attaque de Trappes et La Verrière. Jean-Luc Moudenc a appelé à l’unité et mis en garde contre toute récupération politique.
Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées ce vendredi 30 octobre, à 18 heures, au square Charles-de-Gaulle, à Toulouse, pour dénoncer le racisme et rendre hommage aux victimes de l’attaque survenue à Trappes et La Verrière. Cette dernière a fait sept victimes, dont un mort, Pengo Bossio Wangi.
À l’appel de l’Association des maires de France, Jean-Luc Moudenc a pris la parole au même moment que le maire de Trappes. « Cet attentat qui a fait couler le sang nous rappelle jusqu’où peuvent conduire la haine et le rejet de l’autre », a déclaré le maire de Toulouse, évoquant un moment où « la dignité doit primer ».
« Rassembler plutôt que diviser »
Après avoir adressé son soutien aux familles, l’édile a appelé à « faire bloc face au racisme et aux discriminations ». « Face aux radicalisations de toutes parts, nous ne pouvons accepter que nos différences se transforment en rejet ou en violence », a-t-il poursuivi.
Jean-Luc Moudenc a également mis en garde contre les tentatives de récupération politique, à l’approche de l’élection présidentielle. « La douleur des victimes ne peut servir l’intérêt d’un parti », a-t-il insisté, rappelant que « le profil du suspect et son mobile doivent être établis par l’enquête et par elle seule ».
Alors que des élus d’opposition lui avaient demandé de lire une lettre du maire de Trappes, Jean-Luc Moudenc n’a pas donné suite à cette demande.
« Notre responsabilité est de rassembler plutôt que de diviser », a conclu le maire, avant qu’une minute de silence soit observée en hommage aux victimes.














