À quelques semaines des élections municipales de 2026 à Toulouse, Jean-Luc Moudenc a rendu publique une lettre ouverte adressée à François Briançon. Dans ce texte diffusé le 18 février, le maire sortant interpelle le chef de fil de « Vivre mieux » sur ses intentions pour le second tour du scrutin, notamment concernant une éventuelle fusion de listes.
La prise de position a été rendue publique le 18 février à travers un communiqué diffusé par l’équipe de campagne de Jean-Luc Moudenc, « Protégeons l’avenir ». Dans un texte adressé directement à François Briançon, le maire sortant de Toulouse s’appuie sur l’actualité nationale pour questionner la clarté des intentions politiques de son opposant. Jean-Luc Moudenc évoque notamment « l’enchaînement de violence volontaire qui a coûté la vie au jeune Quentin, en marge d’une manifestation politique de la France Insoumise », un fait divers qui, selon lui, impose une prise de position politique explicite.
Au centre de la lettre, une interrogation récurrente : la position de François Briançon sur une éventuelle fusion de listes avec La France insoumise et le Nouveau Parti anticapitaliste entre les deux tours des municipales de 2026. Jean-Luc Moudenc rappelle les précédents électoraux : « En 2020, au second tour de l’élection municipale, vous avez été l’artisan de l’alliance entre la gauche classique et les Insoumis », écrit-il, évoquant également les soutiens accordés par François Briançon à des candidats LFI lors des législatives de 2022 et 2024. Selon lui, cette continuité rend la question « légitime » dans le cadre du scrutin municipal à venir.
Une demande de clarification publique dans le contexte des municipales
Dans sa lettre, Jean-Luc Moudenc reproche à son interlocuteur d’éluder le sujet depuis plusieurs mois. « Depuis des mois, vous refusez de dire si, après le 1er tour de l’élection municipale, vous fusionnerez votre liste avec celle de la France Insoumise et du NPA », écrit-il. Il appelle François Briançon à clarifier publiquement sa position, estimant que « les Toulousains sont en droit de les connaître sans plus attendre ». Le texte insiste sur la nécessité, selon son auteur, de lever toute ambiguïté avant l’entrée dans la phase active de la campagne.
Dans ce courrier, Jean-Luc Moudenc réaffirme également sa propre stratégie électorale. Il indique qu’il maintiendra la même liste entre les deux tours, comme lors des précédents scrutins municipaux. « Comme en 2014 et 2020, je présenterai au second tour la même liste qu’au premier, sans en changer un seul nom », affirme-t-il. Une manière de se positionner sur le terrain de la cohérence politique, alors que les discussions d’alliances occupent une place centrale dans le débat local.
Des tensions internes évoquées à gauche
La lettre évoque également des prises de position publiques ou supposées au sein des forces politiques proches de François Briançon. Jean-Luc Moudenc écrit ainsi que « beaucoup de vos colistiers (…) disent vouloir l’alliance avec LFI », citant notamment les Verts, Archipel ou Génération·s. Ces déclarations, selon lui, renforcent la nécessité d’une clarification rapide sur la stratégie envisagée pour 2026.
Cette lettre ouverte intervient à un moment où la pré-campagne municipale entre dans une phase de clarification progressive. Elle témoigne de l’attention croissante portée aux configurations possibles du second tour dans le débat toulousain. Les stratégies de rapprochement entre forces politiques pourraient ainsi prendre une place plus visible dans les prochaines semaines, à mesure que la campagne des municipales de 2026 s’installe pleinement dans l’espace public.






















