Face à la progression du moustique tigre, le Département des Hauts-de-Seine a mis en place un plan d’action pour limiter durablement sa présence dans les parcs et jardins. Après un diagnostic entomologique mené en 2025, plusieurs mesures ciblées vont être mises en place pour agir directement sur les zones favorables à son développement.
Qui dit beaux jours, dit retour du moustique tigre. Peu de départements y échappent aujourd’hui. En tout, 81 sur 96 sont colonisés par l’insecte, y compris les Hauts-de-Seine. Face à sa progression sur le territoire national, le Département a décidé de réaliser un diagnostic entomologique dans ses parcs et jardins « susceptibles d’accueillir des larves de moustiques ».
Pas de « prolifération massive » du moustique tigre
Réalisée en 2025, elle a permis de montrer une présence du nuisible au sein de ces espaces verts, mais « avec des niveaux de reproduction globalement faibles à modérés, sans situation de prolifération massive à ce stade ». L’étude a aussi permis d’identifier les zones favorables au nuisible qui se développe essentiellement dans de petites réserves d’eau stagnante.
Ainsi, les gîtes de larves « sont majoritairement liés à des éléments structurels, notamment les avaloirs d’eaux pluviales », précise le Département. En revanche, les petits contenants artificiels de stockage d’eau, comme les coupelles ou récipients qui sont aussi propices au développement du moustique, sont « peu présents dans les parcs, et globalement dans l’espace public ».
Ce qui est mis en place dans les Hauts-de-Seine
Compte-tenu de ces résultats, le Département a lancé un plan d’action « visant à limiter durablement la présence du moustique tigre ». Celui-ci comprend la suppression immédiate et durable des contenants et zones de stagnation d’eau accessibles, l’amélioration progressive de la gestion des eaux pluviales, des interventions ciblées mensuelles sur les gîtes résiduels identifiés et le suivi régulier des populations de moustiques.
« Cette méthode repose sur un principe simple : agir à la source plutôt que traiter massivement. Les parcs départementaux demeurent des espaces de nature ouverts, accueillants et sûrs pour le public. Le moustique tigre y est présent, comme dans de nombreux territoires urbains, mais sa gestion fait l’objet d’un suivi rigoureux et d’actions adaptées », souligne la collectivité qui rappelle que « la très grande majorité des gîtes larvaires se situe en domaine privé ».







