À Carmaux, un cas de dengue autochtone a été confirmé par l’ARS Occitanie. Deux quartiers de la commune vont faire l’objet d’une opération de démoustication afin de prévenir d’éventuelles nouvelles contaminations. Les détails.
Les habitants de deux quartiers de Carmaux verront prochainement intervenir des équipes de démoustication. Cette opération, décidée par l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie, fait suite à la découverte d’un cas de dengue contracté localement dans la commune. Une première depuis le 1er mai en France métropolitaine.
La personne touchée n’avait pas voyagé récemment dans une région où circule le virus. Pour les autorités sanitaires, cela signifie que la contamination s’est produite sur place, après la piqûre d’un moustique tigre ayant lui-même été infecté. L’ARS précise toutefois que son état de santé ne suscite pas d’inquiétude.
Une intervention de nuit dans deux secteurs de la ville
Pour limiter le risque de nouvelles contaminations, un traitement contre le moustique tigre sera réalisé dans un périmètre d’environ 300 mètres autour des lieux fréquentés par la personne malade et concerneront près de sept hectares. Selon le maire de Carmaux, François Bouyssié, « les opérations de démoustication se dérouleront autour de l’avenue de Rosières et de l’avenue de Saint-Jean, mais également aux abords de la clinique Sainte-Barbe, dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 juillet, entre 23h et 6h.
Les pulvérisations seront effectuées depuis la voie publique. Dans certains cas, les agents de l’entreprise Altopictus, mandatée par l’ARS, pourront également intervenir dans des jardins privés, après avoir obtenu l’accord des occupants. La Ville de Carmaux indique d’ailleurs que « les habitants concernés ont reçu ou vont recevoir un document d’information dans leur boîte aux lettres ». Ils devront alors rentrer leur linge, les jouets, les animaux, fermer leurs fenêtres durant la démoustication, puis rincer le mobilier de jardin après l’intervention.
En parallèle, les services sanitaires poursuivent leurs investigations. Des recherches sont menées pour repérer les éventuels foyers de reproduction du moustique tigre et vérifier si d’autres personnes ont pu être contaminées. Les professionnels de santé du secteur ont également été invités à renforcer leur vigilance face à l’apparition de symptômes évocateurs.
Une maladie encore rare, mais sous surveillance
La dengue est une maladie virale transmise par le moustique tigre. Elle se manifeste le plus souvent par une forte fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête ou encore des nausées. Si la majorité des patients guérissent en quelques jours, la détection rapide des cas permet de limiter le risque de propagation.
Depuis le début de la surveillance estivale, le 1er mai, l’Occitanie avait recensé 22 cas importés de dengue, neuf de chikungunya et deux de Zika. Le cas découvert à Carmaux est différent : il s’agit d’une transmission survenue directement sur le territoire. Comme le rappelle l’ARS, « un cas est dit “autochtone” quand une personne contracte la maladie sans avoir voyagé en zone de circulation du virus dans les 15 jours précédant l’apparition des symptômes ».













