À Couflens, en Ariège, des travaux vont débuter en septembre 2026 sur l’ancien site minier de Salau. Héliportages, consolidation des digues et lutte contre l’érosion sont au programme de ce chantier d’entretien, distinct du dossier judiciaire du permis de recherches de tungstène.
Des hélicoptères dans le ciel et plusieurs entreprises installées sur l’ancien site minier de Salau : c’est le visage que devrait prendre le secteur à partir de ce mois de septembre. À Couflens, l’État va engager une nouvelle campagne d’intervention sur les vestiges de l’ancienne mine, fermée depuis 1986.
L’opération doit se dérouler jusqu’en novembre. Elle vise à maintenir en état les anciens aménagements et à éviter que leur dégradation ne s’accentue avec le temps. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), chargé de la surveillance du site pour le compte de l’État, pilotera les interventions.
Pour acheminer les matériaux et les équipements vers les zones concernées, le chantier nécessitera notamment près de deux semaines d’héliportage. Des installations temporaires seront également mises en place sur l’ancien “carreau 1230” et sur le secteur du Plat des Pommiers. Une partie de la base de chantier prendra place à proximité du chemin permettant d’accéder au pied de la verse, en bordure d’un itinéraire de randonnée.
Limiter l’érosion et stabiliser les anciens ouvrages de la mine de Salau
Sur place, les travaux porteront principalement sur les conséquences laissées par plusieurs décennies d’abandon du site. L’eau et l’érosion fragilisent en effet certains aménagements. L’intervention doit donc permettre de mieux maîtriser les ruissellements et de préserver la stabilité des ouvrages.
Les anciennes zones de résidus situées sur “le carreau 1230” seront notamment remises en état et végétalisées. Le secteur du Plat des Pommiers fera également l’objet d’une intervention sur son système d’évacuation des eaux. Une attention particulière sera portée à une digue installée au pied de la verse. Sa partie fragilisée sera consolidée au moyen d’un ouvrage en gabions (casiers métalliques remplis de pierres sèches) associé à un dispositif de remblai et de drainage. D’autres digues marquées par l’érosion seront également recouvertes ou végétalisées.
Le calendrier du chantier a été établi en tenant compte de la biodiversité locale. Le site se trouve dans la zone de protection spéciale “Massif du Mont Valier”. Des mesures ont donc été prévues pour limiter les perturbations sur la faune, notamment lors du débroussaillage. Des nichoirs seront installés et une barrière destinée à protéger la petite faune sera mise en place.
Ces travaux d’entretien ne correspondent pas à une relance de l’exploration du tungstène. Ils interviennent toutefois alors que le dossier du permis de recherches de Couflens reste soumis à une procédure judiciaire. Le 17 juillet dernier, le tribunal administratif de Toulouse avait suspendu provisoirement la décision du 22 janvier 2026 redonnant à Variscan Mines ce permis pour cinq ans, suite au recours déposé par sept associations opposées au projet. Le juge avait notamment considéré qu’il s’agissait d’une « nouvelle décision d’octroi de droits miniers » nécessitant une évaluation environnementale. La procédure au fond doit encore déterminer l’issue définitive du dossier.















