L’été résiste encore. Cette semaine en Occitanie, le Rose Festival ouvre ses portes à Toulouse pendant que Visa pour l’Image s’installe à Perpignan. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les distances, à condition de ne pas trop attendre.
Le Rose Festival fête ses 5 ans au MEETT de Toulouse
Quatre éditions ont suffi au Rose Festival pour s’imposer comme l’un des dix plus grands festivals de France, et la cinquième s’annonce à la hauteur de cette réputation. Du jeudi 27 au samedi 29 août, le MEETT d’Aussonne se transforme en quelque chose qui tient à la fois du concert géant et de la fête foraine : grande roue, attractions, néons et scénographies immersives ont envahi l’esplanade du parc des expositions de Toulouse Métropole, pour une édition anniversaire qui assume clairement de voir les choses en grand.
Créé en 2022 par Bigflo & Oli, qui voulaient doter leur ville d’un festival digne de ce nom, l’événement avait attiré plus de 115 000 festivaliers lors de sa quatrième édition. Pour souffler ses cinq bougies, la programmation mêle rap, électro et pop dans un équilibre qui est devenu la marque de fabrique du festival.
Macklemore ouvre le jeudi 27 en tête d’affiche, entouré de Franglish, Miki, Ino Casablanca et Disiz, ce dernier remplaçant Charlotte Cardin au pied levé, la chanteuse canadienne ayant dû annuler l’ensemble de ses dates françaises de fin août en raison d’une blessure aux cordes vocales. Le vendredi 28, Aya Nakamura prend la scène principale, avec Kungs et Vladimir Cauchemar en soutien. Le samedi 29, c’est DJ Snake qui clôture, accompagné de Josman, Iliona et Zaho. Les portes ouvrent à 14h le jeudi, à 13h les vendredi et samedi. Le site est accessible en tramway T1, arrêt MEETT, avec des navettes Tisséo renforcées pour les retours en soirée.
Visa pour l’Image ouvre sa 38e édition à Perpignan
À l’autre bout de la région, Perpignan entre en festival. Le samedi 29 août, Visa pour l’Image ouvre sa 38e édition dans les Pyrénées-Orientales, avec plus de 25 expositions gratuites ouvertes jusqu’au 13 septembre dans les monuments historiques de la ville, de 10h à 20h. Le Couvent des Minimes et l’Église des Dominicains accueillent l’essentiel des reportages, qui couvrent les grands sujets de l’actualité mondiale de l’année écoulée.
À partir du 31 août à 21h30, les projections en plein air du Campo Santo prennent le relais pour des soirées qui rassemblent chaque année plus d’un millier de personnes dans ce cloître médiéval. C’est sans doute l’un des rendez-vous culturels gratuits les plus singuliers de la région, d’autant que l’entrée est libre pour l’ensemble des expositions. Parmi les sujets mis en avant cette édition, les travaux de Gerd Ludwig sur Tchernobyl quarante ans après la catastrophe et ceux de Diego Ibarra Sánchez sur une décennie de guerre au Liban. La semaine professionnelle court du 31 août au 5 septembre, réunissant photographes et rédactions du monde entier.
Ce qui se joue encore cette semaine
Pour qui reste à Toulouse, quelques rendez-vous locaux méritent d’être signalés. La Halle de la Machine propose ses soirées Halle Night Long les vendredis et samedis sur son parvis, avec des concerts gratuits face au Minotaure. Du côté de Toulouse-Blagnac, le Poney Club tient ses dernières soirées de la saison jusqu’au 30 août sur le parking P3 de l’aéroport, au terme d’une septième édition qui aura rassemblé près de 200 artistes tout l’été.
Après ça, c’est la rentrée. Mais pas, pour autant, le silence : Piano aux Jacobins reprend dès le 8 septembre dans le cloître des Jacobins à Toulouse, avec quinze pianistes du monde entier jusqu’au 30 du mois.












