[ad_1]
En Haute-Garonne, les quatre syndicats agricoles annoncent de nouvelles manifestations ce mardi, quand plusieurs barrages emblématiques en Occitanie tiennent toujours.
La mobilisation des agriculteurs ne prend pas de vacances. Plus de deux semaines après le début de la colère agricole pour protester contre la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce lundi en soutien aux agriculteurs à Cambrai (Nord), où l’archevêque a béni des tracteurs, tandis que des blocages se poursuivent en Occitanie.
Dans le Nord, une petite centaine de tracteurs ont été mobilisés, arborant des panneaux comme « Mercosur = mort de l’agriculture ». Les tracteurs ont ensuite quitté Cambrai à la nuit tombante, pour se rendre sur deux ronds points et les bloquer.
Quelques dizaines d’agriculteurs prévoient aussi de bloquer à partir de lundi soir une base logistique de Leclerc près d’Arras, dans le Pas-de-Calais, en réaction aux propos de Michel-Édouard Leclerc appelant à « promulguer le Mercosur », a expliqué à l’AFP Louis Lacheré, des Jeunes Agriculteurs.
En Haute-Garonne, d’après les informations d’ICI Occitanie, la branche départementale de la FNSEA, Jeunes agriculteurs (JA), la Coordination rurale et la Confédération paysanne, vont mener un rassemblement ce mardi à 10 heures à Cazères, à proximité du barrage sur l’A64. Ils pourraient poursuivre le blocage de l’autoroute ou bloquer la voie ferrée voisine, précise le média local.
À cette mobilisation intersyndicale, s’ajoute une manifestation dans les rues de Toulouse prévue samedi 3 janvier. Les syndicats devraient défiler à pied et avec des engins agricoles. Les éleveurs arboreront des croix pour symboliser les animaux abattus comme le prévoit la stratégie du gouvernement en cas de détection d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse dans un élevage.
« On sera là »
Toujours en Occitanie, plusieurs barrages emblématiques, à Carbonne (Haute-Garonne) sur l’A64, Sévérac (Aveyron) ou Le Buisson (Lozère) sur l’A75, tiennent toujours.
Dimanche soir à Auch (Gers), une manifestation a dégénéré. Des policiers ont mis en joue un agriculteur avec leur arme, après qu’il a refusé d’obéir aux injonctions des forces de l’ordre, d’après les autorités. L’homme avait auparavant aspergé les locaux du journal La Dépêche du Midi. La Coordination rurale a annoncé saisir l’inspection générale de la Police nationale (IGPN).
À Foix, une douzaine de tracteurs bloquaient depuis lundi midi l’entrée sud du tunnel de contournement de la ville et commençaient à installer un campement, a constaté un correspondant de l’AFP. « On veut montrer à l’État qu’on est toujours autant mobilisés », a déclaré sur place Sébastien Durand, président de la Coordination rurale (CR) en Ariège. « Il n’y a pas de Noël, il n’y a pas de Premier de l’An ; on sera là ».
Depuis le début de l’épidémie de DNC en Savoie cet été, l’État tente de contenir la propagation par un abattage systématique des troupeaux touchés, la vaccination et les restrictions de mouvements.
Cette gestion fortement contestée par certains agriculteurs, notamment de la CR (deuxième syndicat agricole, classé à droite, voire à l’extrême droite) et de la Confédération paysanne (troisième, classé à gauche).