Un climat délétère à l’école Clément Ader du Fauga (Haute-Garonne) ? L’école primaire, où un parent d’élève a menacé une enseignante de décapitation vendredi 4 septembre, a fait l’objet de plusieurs alertes au rectorat », a affirmé ce vendredi le syndicat enseignant FSU-SNUipp 31.
« Depuis des mois, des alertes émanaient de l’école du Fauga », a indiqué le syndicat dans un communiqué. Ces signalements remontés à l’académie de Toulouse, concernaient des problèmes divers tels que « la dégradation du climat scolaire », une hausse des effectifs, une insuffisance des moyens alloués aux élèves en situation de handicap et des « souffrances exprimées par plusieurs membres du personnel »,
« Ça n’a pas été traité correctement par le rectorat et on aurait peut-être pu prévenir ce type de gestes », a indiqué de son côté le représentant Matthieu Soler sur France info. L’Éducation nationale a répondu aux alertes « au cas par cas sans jamais prendre en compte la situation globale de l’école », poursuit le communiqué. Une demande de visite des représentants de la F3SCT, en charge des conditions de travail dans la fonction publique, aurait même été freinée, toujours selon le FSU-SNUipp 31.
Le père condamné à six mois ferme
« C’est l’aveu d’un manque criant de culture de la prévention dans l’Éducation nationale », déplore le syndicat qui exige « un plan d’urgence départemental pour la prévention des risques psychosociaux » ainsi que le recrutement de personnels pour accompagner la relation avec les familles.
Contacté, le rectorat de Toulouse n’a pas donné suite aux sollicitations du Parisien.
Vendredi 4 septembre, le père d’un élève de 9 ans a menacé une enseignante de décapitation à l’école Clément Ader du Fauga, au sud de Toulouse, après qu’elle a puni son fils. Jugé jeudi en comparution immédiate, l’homme a été condamné à six mois de prison ferme et incarcéré à l’issue de l’audience. Il devra également suivre un stage de citoyenneté, a précisé le parquet.
À la suite de cette affaire, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a annoncé jeudi mettre en place une des premières applications d’un décret visant à protéger les personnels éducatifs, face aux parents d’élèves menaçants. Ce texte, en vigueur depuis le 29 juillet, permet aux chefs d’établissement de demander l’affectation d’un élève dans un autre établissement, en cas de comportement agressif de son parent à l’encontre d’un membre du personnel éducatif.















