Face aux pertes causées par la sécheresse de l’été 2026, le gouvernement promet un plan d’urgence d’un milliard d’euros. Mais dans le Gers, où les dégâts atteignent 90 millions d’euros, la Chambre d’agriculture dénonce des aides dérisoires, équivalentes à 450 euros par exploitant.
Le gouvernement prévoit plus d’un milliard d’euros pour soutenir les agriculteurs après la sécheresse et les canicules de l’été. Dans le Gers, la Chambre d’agriculture juge toutefois le dispositif très insuffisant. Son président, Lionel Candelon-Bonnemaison, dénonce, ce 10 septembre 2026, un plan « désastreux ».
L’objectif du plan exceptionnel annoncé le 4 septembre dernier est double : indemniser les pertes exceptionnelles pour éviter les faillites et permettre aux exploitations de relancer leur production, notamment grâce à l’achat de fourrages, de semences ou de plants.
Selon une estimation, 65% du territoire français ont été confrontés à une sécheresse cet été. « On recense des pertes de rendements de 50% en moyenne dans de nombreux territoires. Dans de nombreuses régions, les stocks fourragers sont inférieurs de plus de 50%, et l’ensemble des régions sont concernées par une situation économique agricole fortement dégradée », note le ministère de l’Agriculture.
« 27 millions d’euros pour une région comme l’Occitanie »
Pour la Chambre d’agriculture du Gers, le montant réellement destiné à la région pose problème. « Le calcul est vite fait : 27 millions d’euros pour la région Occitanie, qui compte 60 000 agriculteurs, soit 450 euros par agriculteur », écrit Lionel Candelon-Bonnemaison. Rapportée à la surface agricole utile, cette somme représente selon lui 7,70 euros par hectare.
Le président de la chambre agricole estime également que le montant ne correspond pas aux pertes subies dans le Gers. « À lui seul, notre département vient de subir près de 90 millions d’euros de pertes », affirme-t-il.
Il cite notamment le cas d’un producteur de soja qui n’aurait récolté que 2,8 quintaux, soit 280 kilos. Selon lui, les 450 euros annoncés à l’échelle d’un agriculteur « suffiront à peine à payer un plein de GNR ».
De son côté, Annie Genevard présente le dispositif comme « un effort financier conséquent » destiné à préserver les exploitations et à préparer la campagne agricole 2027.



















