Le stade Ernest-Wallon vient d’être reconnu d’intérêt général par l’État. Une décision qui conforte la place de l’enceinte du Stade Toulousain et s’accompagne de nouvelles ambitions en matière de modernisation, d’accessibilité et d’accueil.
« Une reconnaissance majeure ». Le stade Ernest-Wallon vient d’être reconnu d’intérêt général par un décret du 3 septembre 2026. Il rejoint ainsi la liste des rares enceintes sportives françaises qui bénéficient de ce statut. Elles ne sont en effet qu’une dizaine. Une décision qui « vient reconnaître une réalité construite dans le temps : Ernest-Wallon n’est plus seulement l’enceinte d’un club résident. Par son histoire, par la diversité et l’intensité de ses usages, par les publics qu’il accueille et par la place qu’il occupe dans la vie de la métropole, il est devenu un équipement structurant, au service du sport et bien au-delà du sport », déclare le Stade Toulousain.
En sollicitant cette reconnaissance, le club voulait « donner une traduction juridique à ce que les usages avaient déjà établi » : « Ernest-Wallon accueille la haute performance, mais aussi la formation et l’éducation par le sport. Il ouvre ses installations à des associations, des établissements scolaires, des publics en situation de handicap ou éloignés de la pratique. Il accueille des programmes de sport-santé, des actions d’insertion, des manifestations citoyennes et des événements sportifs nationaux et internationaux ». Ce statut vient aussi donner « un cadre et une responsabilité supplémentaires » à l’ambition que vise le club.
Des changements attendent le stade Ernest-Wallon
En effet, le stade doit « pouvoir répondre à la croissance de ses usages, aux attentes nouvelles des publics et aux exigences contemporaines d’accessibilité, de sécurité, de performance environnementale et de sobriété foncière ». Ainsi, il est prévu « de moderniser l’enceinte, d’améliorer son ouverture sur la ville, de développer ses capacités d’accueil et de mutualisation, de renforcer les fonctions de formation et de santé, de poursuivre la transition environnementale du site et d’inscrire durablement Ernest-Wallon dans les grands projets du territoire ». L’objectif : avoir un « équipement plus ouvert, multifonctionnel et actif tout au long de l’année ».
« Ce décret ne vient pas ajouter une ligne au palmarès du Stade Toulousain. Il reconnaît quelque chose de plus profond : ce que ce lieu représente déjà pour notre territoire et ce que nous avons désormais la responsabilité d’en faire. Une reconnaissance valide un parcours ; elle ne le clôt jamais. Elle oblige. Elle nous oblige à maintenir notre exigence, à élargir encore nos missions, à rendre notre stade plus accessible, plus utile, plus responsable », souligne dans un communiqué Didier Lacroix, président du Directoire, avant d’ajouter : “Ernest-Wallon nous a été transmis. À notre génération de lui donner les moyens de servir pleinement celle qui vient”.















