Airbus lancera dès l’an prochain à Toulouse une campagne d’essais en vol sur un A321neo pour tester différentes extensions d’ailes, visant à réduire la consommation de carburant. Ces modifications, qui porteront l’envergure de l’appareil à 53 mètres, contre 36 actuellement, seront évaluées pendant trois ans.
Airbus se sent littéralement pousser des ailes… Pour réduire la consommation en carburant de ses futurs avions monocouloirs, l’avionneur européen testera en vol en effet, dès l’an prochain, différentes géométries d’ailes sur un A321neo. Cette campagne d’essais en vol sera réalisée depuis Toulouse et s’étalera sur trois ans.
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Après les avoir modélisées numériquement et testées en soufflerie, trois types d’extensions d’ailes fabriquées par son centre de Broughton au Royaume-Uni vont ainsi être, chacune leur tour, rajoutées aux ailes existantes et testées en conditions opérationnelles.
Dix-sept mètres d’ailes supplémentaires
Avec des ailes plus longues, plus légères et plus élancées, le constructeur espère pouvoir optimiser l’efficacité aérodynamique de ses prochains appareils. Avec 8,50 m d’aile supplémentaire de chaque côté de l’appareil, l’envergure de l’A321neo passera ainsi de près de 36 mètres aujourd’hui à 53 mètres. Pour ces essais, les extensions d’ailes seront bien sûr équipées de dispositifs de mesure complets afin d’analyser leur comportement en vol mais aussi d’évaluer leur impact sur le pilotage de l’appareil.

« Cette campagne d’essais en vol nous permettra de repousser, en toute sécurité, les limites de conception traditionnelles et d’explorer les avantages offerts par des ailes de plus grande envergure », précise Sue Partridge, la responsable du programme chez Airbus.
À terme, ces extensions seront, comme sur le Boeing 777X, repliables de manière à faciliter les déplacements au sol de l’avion ainsi que son stationnement sur les plateformes aéroportuaires.
Deux programmes en cours pour définir les ailes de demain
Baptisé « Wing of Tomorrow », aile de demain, ce programme de recherche et de technologie a été lancé en 2014. Il bénéficie d’un financement de 265 millions d’euros de l’Institut de technologie aérospatiale britannique (Aerospace Technology Institute). Au-delà d’étudier les avantages d’une envergure accrue, ces essais visent aussi à explorer de nouveaux procédés industriels destinés à accroître les cadences de production et à réduire les coûts. Une centaine de technologies de fabrication et d’assemblage va être ainsi testée au cours des trois prochaines années.

Parallèlement à ce programme, la filiale Airbus UpNext travaille sur le projet d’une aile capable de modifier sa forme en vol afin de maximiser son efficacité aérodynamique. Montées sur un jet d’affaires Cessna Citation VII, ces ailes du futur vont être testées en vol très bientôt. Un premier vol, piloté à distance, est en effet prévu depuis Cazaux (Gironde) d’ici la fin de l’année.














