À seulement 26 ans, Laurens fait partie des plus grands Maestros de la célèbre émission télévisée *N’oubliez pas les paroles*. Après une première participation en 2023, ce jeune homme originaire de Beauzelle, au nord de Toulouse, revient chaque année pour les Masters, une compétition qui réunit les plus grands gagnants de l’émission. Ce samedi 31 octobre, en costume d’Halloween pour l’occasion, il sera de nouveau sur nos écrans pour affronter sept autres Maestros et tenter de se qualifier pour la finale. Il nous raconte son parcours.
N’oubliez pas les paroles, ça n’arrive pas à tout le monde dans une vie. Pourquoi avoir voulu intégrer le casting ?
C’était un rêve. J’ai toujours regardé l’émission. Quand j’étais petit, je rêvais d’y participer, mais je ne pouvais pas m’inscrire parce que j’étais mineur. Puis, en 2020, c’est ma mère qui a envoyé ma candidature sans me le dire, j’étais un peu remonté et je n’ai pas réussi le casting cette année-là. Mais en 2022, j’ai finalement été sélectionné.
Racontez-nous votre parcours dans l’émission.
En 2023, quand on m’a appelé pour tourner l’émission, j’y ai participé comme ça et, finalement, j’ai gagné contre l’autre Maestro. Depuis, je suis devenu le deuxième plus grand Maestro de l’émission et je participe chaque année aux Masters, qui réunissent les 32 meilleurs Maestros, ceux qui ont remporté le plus d’argent dans l’émission. J’ai remporté les Masters en 2024 et, en 2025, j’ai perdu en finale. Cette année, j’espère de nouveau gagner. Au total, N’oubliez pas les paroles m’a permis de remporter 643 000 €.
Selon vous, qu’est-ce qui vous a permis de gagner autant de fois ?
C’est un mélange entre mes capacités et la chance. La première fois, j’ai eu de la chance parce que le Maestro en place a fait une erreur. Je n’aurais pas réussi sinon. Mais il y a aussi mes capacités. Au début, je ne connaissais pas vraiment les paroles. Je me suis rendu compte que je retenais bien celles des chansons que j’écoutais de mon côté. Alors, en 2020, quand j’ai candidaté, je me suis mis à apprendre les paroles des chansons qui passaient dans l’émission, de la variété française. Ça a demandé beaucoup de temps, de travail et de répétitions, parce que ça reste un loisir. Je faisais ça le soir, en rentrant des cours. J’ai révisé plus de 2 000 chansons.

Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté dans votre quotidien ?
J’étais étudiant quand j’ai participé pour la première fois. Après cette première émission, je ne comptais plus les fins de mois ! C’était assez plaisant. Mais, au-delà de ça, ça n’a pas changé ma façon d’être ni eu d’impact sur mes études, parce que les jeunes ne regardent pas forcément l’émission. À la fac, peu de personnes le savent. En revanche, ça m’a permis de rencontrer énormément de monde. Il existe aussi des groupes sur les réseaux sociaux pour les personnes qui veulent devenir Maestros, avec beaucoup d’entraide. Mais je continue mon chemin de mon côté. Aujourd’hui, je prépare mon agrégation de mathématiques pour devenir professeur, après une thèse en maths. Je me tourne désormais vers l’enseignement.
Quel regard portez-vous sur votre parcours dans l’émission ?
Je suis assez fier d’avoir réussi. Que ça fonctionne ou pas, je trouve ça assez gratifiant de passer à la télé. Et ce sera avec plaisir que je participerai de nouveau à des émissions si je suis disponible. Les Masters sont l’un des meilleurs moments de l’année pour moi. Mais, j’ai un souvenir assez flou de ma toute première émission. J’ai du mal à l’analyser et à m’en souvenir, parce que j’étais très stressé. Je ne sais pas trop comment j’ai fait !
À quoi faut-il s’attendre pour l’émission de ce samedi 31 octobre ?
L’émission de samedi a été tournée à la mi-septembre. On peut s’attendre à un match de haut niveau, avec du suspense et beaucoup d’enjeux : il faudra savoir qui sera le meilleur et se qualifiera pour la grande finale du 14 novembre. Ce sera aussi amusant avec les décors d’Halloween et les chansons sur ce thème. C’est la première fois que je participe à une émission à thème, alors j’ai hâte de voir le résultat, d’autant que nous sommes grimés pour Halloween !













