À deux jours du premier tour des municipales à Toulouse qui s’annonce indécis, voici les enjeux de l’élection résumés en cinq questions. L’abstention, le score de Jean-Luc Moudenc, l’alliance à gauche… On vous explique.
On vote ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales à Toulouse. Voici les enjeux du scrutin résumés en cinq questions. Le second tour aura lieu dans une semaine, le 22 mars.
Quelle sera l’abstention ?
Cette campagne des municipales 2026 est restée relativement atone. Si les Français et les Toulousains aiment ces scrutins de proximité, on sent qu’ils ne se sont guère passionnés pour cette élection. La faute sans doute à l’instabilité nationale depuis la dissolution ratée de 2024 et au rejet de la politique qu’elle a suscité. Qui votera et dans quelle proportion ? Jean-Luc Moudenc, le maire sortant, bénéficie d’un avantage à ce titre car son électorat est âgé et donc enclin à se rendre aux urnes. Il y a un enjeu également pour François Piquemal (LFI) qui affirme avoir mobilisé les jeunes. On verra si ceux-ci sont au rendez-vous.
Quel sera le score de Jean-Luc Moudenc au premier tour ?
C’est au premier tour que se crée une dynamique et que se dessine la victoire. Avec 33 % d’intentions de vote dans les sondages, le maire sortant est relativement bas. Il peine, semble-t-il, à mobiliser. En 2020, lors du Covid, il avait totalisé 36 % des voix face à plusieurs listes de gauche qui avaient attiré quelque 55 % des électeurs. Jean-Luc Moudenc avait senti passer le vent du boulet. Autre exemple à gauche cette fois-ci : en 2014, dès le premier tour, avec 32 % des suffrages, Pierre Cohen (PS) avait compris qu’il allait perdre.
Laquelle des deux gauches arrivera en tête ?
Deux listes de gauche sont en concurrence face à Jean-Luc Moudenc : la gauche hors LFI de François Briançon (PS, Écologistes et alliés) et les Insoumis de François Piquemal. A priori, les rapports de force sont figés si l’on en croit les sondages qui placent François Briançon à 30 % et François Piquemal à 23 %. Mais l’Insoumis a progressé malgré la mise en cause de LFI et de Jean-Luc Mélenchon, et François Piquemal affirme qu’il va créer la surprise.
Y aura-t-il fusion entre les deux listes de gauche ?
La gauche est majoritaire sur le papier. Et plus les listes de gauche seront hautes, notamment celle de François Piquemal, plus la probabilité d’une alliance est forte. Pourquoi ? Parce que, malgré toutes les tensions avec LFI, François Briançon pourra difficilement prendre le risque de faire perdre la gauche dans une triangulaire. Donc le scénario de l’alliance est privilégié et c’est celui qui se prépare avec un rendez-vous déjà dans les tuyaux dimanche soir entre les deux listes.
Le Rassemblement national sera-t-il au second tour ?
S’il fait plus de 10 % des suffrages, Julien Leonardelli, tête de liste du RN, peut se maintenir au second tour. Les derniers sondages le placent à 6 ou 7 %, ce qui le priverait du match de la finale. Pour autant, le risque demeure pour Jean-Luc Moudenc car un RN au second tour empêche un report de voix sur sa candidature alors même que le maire sortant dispose de peu de réserves. Un RN au second tour est synonyme de défaite pour lui.
















