Comme toujours, Toulouse (Haute-Garonne), capitale de l’Occitanie avec ses 512 000 habitants, a voté à droite au premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars. Le maire sortant Jean-Luc Moudenc, candidat de la droite et du centre, arrive en tête avec 37,23 % des voix, devant le candidat LFI François Piquemal avec 27,56 % puis le socialiste François Briançon avec 24,99 %. Le RN, avec Julien Leonardelli, réunit 5,38 % des scrutins.
La surprise est donc venue du score de François Piquemal, l’Insoumis, arrivé devant François Briançon, soutenu par le PS, Les Écologistes, Archipel Citoyen, le PCF, Nouvelle Donne, le MRC, le PRG, Debout et le Parti occitan. Âgé de 41 ans, François Piquemal, tête de liste de Demain Toulouse et député de la quatrième circonscription de Haute-Garonne depuis 2022, se présente pour la première fois au Capitole. Ancien responsable du Droit au logement 31, il a appelé dès dimanche soir à l’union de la gauche, sur la base de l’union démocratique.
Une fusion qui va faire polémique
Ce lundi matin, les deux listes à gauche ont annoncé avoir trouvé un accord en plaçant François Piquemal comme tête de liste pour devenir, en cas d’élection, maire de Toulouse, et le socialiste François Briançon comme président de la Métropole. Une fusion des listes à gauche qui va faire polémique puisque Carole Delga, la présidente socialiste de la région Occitanie, refusait toute alliance avec la France Insoumise.
Âgé de 65 ans et maire depuis 2014, Jean-Luc Moudenc se présente pour un troisième mandat consécutif. Il a quitté Les Républicains en 2022 et se présente donc sans étiquette mais soutenu par une coalition regroupant MoDem, Renaissance, UDI, Parti Radical, LR. Dès dimanche soir, Jean-Luc Moudenc a rappelé face à un second tour qui sera serré que même s’il est arrivé en tête, rien n’est joué : « Toulouse doit réaffirmer son attachement aux valeurs de la France, de la République et de la démocratie entre le danger mélenchoniste et le large rassemblement municipal que je propose. L’équipe que j’anime continuera à rassembler dans cet esprit, c’est-à-dire l’esprit de rassemblement et non pas de brutalisation du débat politique et de divisions des Toulousains », a-t-il déclaré.
L’annonce d’une liste unique à gauche au second tour ce lundi matin fragilise fortement le maire sortant à qui il reste peu de réserves de voix. Dans la ville rose, la participation pour le premier tour des municipales a atteint 56,73 %.


















