Plusieurs communes d’Occitanie ont connu des résultats extrêmement serrés lors du second tour des Municipales. Dans certaines villes, une seule voix a suffi à départager les candidats qui ne ferment pas la porte à des recours…
S’il n’est pas rare que seulement quelques voix séparent un candidat aux Municipales d’un autre dans les très petites communes, le phénomène est bien plus rare dans celles qui dépassent les 1 000 habitants et même exceptionnel au sein de celles de plus de 10 000 âmes. Et pourtant… Dans plusieurs grandes villes d’Occitanie, cela s’est effectivement joué à un cheveu. Ou plutôt à une voix d’écart, comme à Tournefeuille.
Des communes où ça s’est joué à une seule voix d’écart
Dans la commune de plus de 30 000 âmes et de 22 252 inscrits sur les listes, il n’y a qu’une seule et unique voix de différence entre le maire sortant socialiste Frédéric Parre, qui a donc été réélu de très peu, et son adversaire centriste Laurent Soulié. Le premier a ainsi obtenu 6 262 votes et le second 6 261. Un écart rarissime compte-tenu de la taille de la commune. D’ailleurs, les équipes électorales ont dû effectuer plusieurs vérifications avant d’aboutir un résultat définitif. D’autant qu’un « problème de comptage des bulletins et des enveloppes dans un bureau de vote » a été relevé lors du dépouillement, rapporte Frédéric Parre. Et si l’élection a bien été validée, elle n’est pas encore définitive. Des recours sont effectivement possibles.
À Flavin, commune d’un peu plus de 2 400 habitants dans l’Aveyron, même écart entre les deux candidats. Une seule voix sépare effectivement Stéphane Foury de Serge Gély qui ont respectivement recueilli 728 et 727 votes. Mais, comme à Tournefeuille, « certaines anomalies » ont été constatées lors du scrutin, fait savoir la liste perdante “Unis pour l’avenir de Flavin”. « Par souci de transparence et de respect des principes démocratiques, nous soumettons ces éléments à l’appréciation de la justice, afin de garantir la régularité du processus et la confiance des citoyens », déclare-t-elle.
De faibles différences dans plusieurs grandes villes
Du côté de Foix, en Ariège, seulement neuf voix ont permis de départager les listes. Une différence infime pour cette commune de 6 853 inscrits sur les listes et d’un peu plus de 10 000 âmes. Mais cela a été suffisant pour que le candidat centriste Jérôme Matéos, qui a obtenu 1726 votes, arrive devant la maire sortante Marine Bordes, qui en compte 1717. Quelques voix seulement ont donc suffi à faire basculer la ville, après des décennies de socialisme.
Toujours dans les villes de plus de 10 000 habitants, on peut noter le cas de Castanet-Tolosan. Au sein de la commune de Haute-Garonne, il n’y a que 42 voix de différence entre le candidat de gauche, Pascal Chicot, et celui de droite, Jordan Puissant. C’est le premier qui est arrivé en tête ce dimanche 22 mars avec 3 302 voix, contre 3 260 pour le second. Mais l’élection pourrait être contestée par la liste de Jordan Puissant. « Un écart aussi faible interroge nécessairement. Nous aurons l’occasion d’en analyser les causes avec lucidité. Dans ce contexte, et au regard de plusieurs irrégularités relevées au cours de la campagne et du scrutin, nous restons attentifs au résultat proclamé et étudions avec sérieux les voies de droit permettant de garantir à chacun de nos électeurs la parfaite sincérité du scrutin », indique Unis pour Castanet 2026.
42 voix séparent aussi les deux candidats arrivés en tête de la quadrangulaire au second tour à Auch. Ainsi, Camille Bonne et sa liste “Auch avec vous” comptabilise 2 991 votes et Thierry Carrascosa, chef de file de “Tous pour Auch !”, 2 949.
D’autres écarts infimes entre les candidats aux Municipales
Dans de plus petites villes d’Occitanie, quelques écarts infimes peuvent aussi être relevés, notamment à Mireval. Dans la commune de l’Hérault, qui compte 2 8611 inscrits, Robert André, avec ses 782 voix, n’a que sept votes de plus que le deuxième : Christophe Durand (775).
Au sein du même département, le second tour a aussi été serré à Bédarieux. Ce n’est qu’une vingtaine de voix, 22 précisément, qui ont permis de placer Francis Barsse en tête dans la ville de plus de 5 800 âmes, avec 1 341 bulletins, devant Dimitri Estimbre et ses 1 319 votes. À Argelès-Gazost, commune des Hautes-Pyrénées aux 2 552 inscrits, il n’y a également que 27 voix d’écart entre Gaëlle Vallin (816) et Francis Cazenavette (790).
Enfin, à Souillac, dans le Lot, Frédéric Vergnes, à la tête de la liste “Souillac l’ambition de vivre mieux”, s’est imposé de justesse avec 771 votes face à Gilles Liébus qui en a obtenu 755, soit 16 voix de différence entre eux.














