Face au risque de rassemblements festifs non autorisés durant les ponts de mai, la préfecture de l’Ariège interdit les rave parties et encadre la circulation de matériel sonore jusqu’au 25 mai. Une mesure préventive pour éviter toute installation sauvage sur le territoire.
À l’approche des week-ends prolongés de l’Ascension et de la Pentecôte, la préfecture de l’Ariège met en place un dispositif préventif pour éviter l’organisation de rassemblements musicaux non autorisés sur le territoire, comme elle le fait régulièrement durant les ponts de mai et en été. Une décision qui intervient alors qu’une rave party géante avait rassemblé la semaine dernière près de 20 000 “teufeurs” dans le Cher.
Dans un arrêté signé ce jeudi 7 mai, les services de l’État encadrent strictement la période allant jusqu’au 25 mai inclus. Sont notamment visés les rassemblements festifs de type rave party, free party ou teknival organisés sans déclaration préalable ou autorisation administrative. Le dispositif couvre l’ensemble des ponts de mai, une période traditionnellement propice aux rassemblements en extérieur.
L’objectif affiché est d’éviter toute installation sauvage dans un département où les espaces naturels peuvent parfois être utilisés pour ce type de manifestations musicales.
Transport de matériel sonore interdit sur les routes ariégeoises
Au-delà de l’interdiction des événements eux-mêmes, la préfecture a également décidé de restreindre la circulation de certains équipements. Les véhicules transportant du matériel de sonorisation susceptible d’être utilisé pour des free parties ne sont pas autorisés à transiter par les routes du département jusqu’à la fin du mois.
Dans son arrêté, la préfecture précise ainsi que « la circulation des véhicules transportant du matériel de sonorisation, notamment sound systems et amplificateurs susceptibles d’être utilisés pour une manifestation festive à caractère musical » est interdite pendant toute la durée du dispositif. Cette mesure s’applique à l’ensemble du réseau routier de l’Ariège.
Enfin, les services de l’État préviennent que le non-respect de ces mesures peut entraîner des sanctions et la saisie du matériel utilisé.

















