Une agression en plein centre-ville de Toulouse a semé la panique rue Alsace-Lorraine. Une adolescente poignardée, deux suspects sans abri interpellés : la piste psychiatrique oriente désormais l’enquête sur cette violence gratuite.
L’attaque, survenue en plein jour, a pétrifié les passants de la rue Alsace-Lorraine. Ce mercredi, vers 16 heures, alors que l’artère principale de la Ville rose est investie par les clients de l’enseigne Primark et les badauds, la violence a brusquement éclaté. Marie et Pierre (1), deux jeunes gens qui circulaient dans le secteur, ont été pris pour cibles gratuitement par un couple de sans-abri installés à proximité de l’entrée du magasin.
L’attitude des agresseurs, une femme de 26 ans et un homme de 38 ans, avait déjà attiré l’attention lorsqu’ils fixaient tous les promeneurs qui passaient devant eux. Selon les premiers éléments de l’enquête, une hallucination auditive serait à l’origine du drame : le couple de marginaux aurait cru entendre une insulte au passage des deux jeunes. La réaction a été immédiate et d’une rare violence. L’homme s’est d’abord jeté sur Pierre pour lui asséner plusieurs coups de poing, avant que sa compagne ne s’en prenne à Marie. L’adolescente a été blessée au thorax par un coup de couteau. Ses vêtements ont viré au rouge et elle a très vite perdu connaissance.
Totalement désocialisés
Sous le choc, les nombreux témoins ont rapidement alerté les secours. Au départ, les pompiers et le Smur ont diagnostiqué une blessure très grave. Mais les examens pratiqués au service de déchocage de l’hôpital se sont montrés plus rassurants. Quelques heures après son admission, l’état de Marie était stabilisé, les plaies sont finalement moins profondes qu’initialement redouté.
Interpellés dans la foulée, les deux suspects ont été placés en garde à vue. Les auditions menées par la police nationale sont particulièrement complexes. Les mis en cause semblent totalement désocialisés. A priori, ils souffrent de graves troubles psychiatriques. Malgré ce profil, leur état de santé a été jugé compatible avec une garde à vue et une présentation à la justice. Une mise en examen pour tentative de meurtre est attendue d’ici samedi, après le passage obligatoire devant un expert psychiatre.
















